
Sept mois après le terrible conflit qui a vu la défaite du Lord Noir, le monde magique est en effervescence... |
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| | [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... | |
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| Auteur | Message |
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Ebene Graymes ~Professeur~


Nombre de messages: 2271 Emploi: Auror experte en magie noire
Professeur de DCFM
Maison: Gryffondor Age: 28 ans Relations: Famille : Maître Aleister Ephemera, Severus Rogue
Amours : Sirius Black
Amis : Un peu tout le monde
Ennemis : mages noirs avides de pouvoir en tout genres
Indefinissable : Severus Rogue Présentation: Fiche Etats d'Âmes: Etats d'Âme
Parchemin d'Expérience Expérience magique:
   (40350/100000) Compétences particulières: Animagus (aigle), experte en magie noire et arts sombres ainsi qu’en DCFM, connaissances en médicomagie
 | Sujet: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Sam 2 Aoû - 21:35 | |
| Un bon quart d'heure de marche cahin caha plus tard...Ce fut un groupe d'aurors épuisé, dont une Graymes soutenant un Severus tout aussi épuisé et enveloppé dans sa cape sur son épaule, qui pénétra dans une cellule du premier niveau souterrain du Ministère de la Magie. Oui, dans une cellule. Celle qu'occuperait Rogue avant son procès. Oh certes, au départ il était censé loger dans des conditions plus pénibles encore que celles de la cellule dans laquelle il allait être enfermé, mais après demande expresse à Kingsley Shacklebolt, elle avait pu obtenir l'autorisation de le coffrer ici le temps qu'il se remette. Shacklebolt avait bien été plus ou moins réticent, mais la persuasion et l'état général de Rogue ne permettaient plus de douter tant... Il avait donc été placé dans cette petite pièce exigüe, aux airs de petite chambrette spartiate, au fond, plutot que de cellule. En fait, s'il n'y avait eu ces protections magiques et cette forte grille ensorcelée en guise de porte, on aurait pu vraiment croire à une chambre.
En effet, la pièce, bien que petite, était plutôt mignonne... Pas déprimante en tout cas. Des murs blancs. Un plafond de même couleur. Une fenêtre sans barreaux. Sans barreaux? Oui. Nous étions sous terre et le temps que montrait la fenêtre étant purement factice, pas de risque d'évasion. Un sol de plancher simple, verni, qui grincait par endroits, mais rien de bien méchant. Contre le mur de gauche, un lit de bois très simple, spartiate, avec un matelas tout simple, une couette et deux ou trois couvertures de laine au vu du temps froid, ainsi qu'on oreiller de plumes. Une petite table de chevet était juste à côté. Pas de radio ou d'autre appareil, mais toutefois un endroit cloisonné permettant d'aller aux toilettes ou de se changer en toute intimité dans un angle de la pièce. Une petite table, aussi... Permettant de manger, mais aussi d'écrire, si on en croyait la présence de ces quelques plumes, de cet encrier et d'un peu de parchemin... Un ou deux journaux, aussi... Rien de très luxueux donc, le tout étant plutôt spartiate, mais au moins ce n'était pas si inconfortable... Pas comme les cellules pourries du dernier niveau...
Une fois Rogue presque porté jusqu'au lit sur lequel il fut déposé avec précaution par Graymes, l'escorte presque entière les quitta, et retourna vaquer à ses occupations, l'esprit léger. Ils avaient accompli leur mission: accompagner Severus jusqu'à sa cellule. Maintenant pour eux c'était ok.Ne restaient plus donc dans la pièce que Tia Shacklebolt, Severus Rogue et elle, Ebene Graymes. Deux aurors et leur prisonnier... Alors qu'Ebène était intérieurement dans un bien drôle d'état, elle tentait magistralement de ne rien en montrer, ce qui réussissait plus ou moins bien. Et pour ne pas se faire prendre trop rapidement, elle se concentra sur autre chose... Or la chose qui lui semblait la plus importante pour l'instant était de mettre leur malade au lit immédiatement. Donc, la chose la plus intelligente à faire était de le déshabiller (du moins en majeure partie). Elle commença donc par délacer puis ôter les souliers de son cher frère, puis ses bas, avant de sortir sa baguette et de sécher le pantalon trempé, réchauffant par la même occasion les chevilles et les pieds du malade. Elle s'attaqua ensuite à la cape qu'elle dénoua, avant d'ôter la chemise. Elle l'aida ensuite à se coucher, veilla à le couvrir chaudement, tentant de plus difficilement de freiner la frénésie qui s'emparait d'elle de plus en plus...
Finalement, elle se tourna vers sa collègue et sortit sa bourse. En sortant deux Gallions, elle lui remit l'argent.Oh, Tia, sois un ange... va nous prendre un goûter à la cafétéria. Un chocolat pour moi. Et un café pour Rogue. Il a bien besoin de se réchauffer... pendant ce temps là je m'occupe de lui. Prends ce que tu veux pour toi. Et ne prends rien à manger: j'ai déjà des gâteaux à l'abri dans mon pendentif.Par chance pour elle (et par malchance pour Tia), la cafétéria était trois étages en dessous, et il y avait toujours une jolie queue...ce qui lui laissait une bonne vingtaine de minutes de tranquilité... Elle attendit donc quelques instants que son amie ait disparu dans les ascenseurs, et laissa enfin son excitation s'échapper peu à peu d'elle. Inutile de brusquer Severus non plus.Ooh, Severus... sept mois sans nouvelles... tu nous a fait une de ces peurs...Le soulagement dans sa voix était plus que palpable. Elle glissa ses deux bras autour des épaules de Severus et appuya un instant sa joue droite contre la joue gauche de son frère de coeur. Puis, elle redressa la tête, et aperçut la plaie enflammée qu'était la morsure de Nagini. Après sept mois, la blessure était encore très apparente, bien que n'étant pas infectée. Se décidant à abandonner le côté affectif des retrouvailles, et à passer au côté médical, elle sortit de son précieux collier en forme de tombe de quoi lui faire quelques soins. A commencer par la cicatrice. Par précaution, elle appliqua un désinfectant sur la plaie avant de recouvrir la plaie d'un onguent verdâtre à l'aspect proprement dégoûtant. Ensuite, elle couvrit la blessure d'une compresse stérile fixée à l'aide de sparadrap.Pas touche à ta blessure, compris?Elle lui fit alors prendre un analgésique puissant pour apaiser les douleurs occasionnées par sa jambe faible, prit sa température (un peu fiévreux... mais rien d'alarmant), lui donna deux ou trois autres trucs par précaution. Comment te sens tu? Surtout si tu as besoin ou envie de quoi que ce soit, tant que ça m'est permis, dis-le moi d'accord? |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

Nombre de messages: 2512 Emploi: Maître des potions... présumé mort Maison: Serpentard Age: 39 ans Relations: .: Amours :.
Tous défunts
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- Famille de sang : décimée par mes soins
- Famille de coeur : Ephemera et Ebène.
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A part ceux que je n'ai pas tué ou trahi? Euh... néant...
.: Ennemis :.
Le monde sorcier... ou presque
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   (25895/100000) Compétences particulières: Expert en potions, cela va de soi, legilimens et occlumens accompli, mais depuis son réveil du coma incapable de faire de la magie sans incident.
 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Mer 6 Aoû - 20:03 | |
| Severus se laissa donc conduire jusque dans ce qui allait être sa cellule pour probablement un bon bout de temps. Et alors quil s'attendait aux cellules miteuses et délabrées qu'il avait déjà eu l'occasion de connaître il y a quelques années, il eut la surprise (agréable surprise serait tout de même une expression un peu forte) de trouver une cellule plutôt décente.. avec, ô joie, un endroit intime pour sa petite toilette entre autre... Il y avait même une petite table munie de quelques effets pour écrire, histoire de ne pas laisser son esprit alangui.... Et le lit.. Un vrai lit, pas une simple paillasse à même le sol... le grand luxe en fait!
Pas vraiment de quoi se réjouir non plus, entendons-nous bien, il était tout de même en prison et certainement y resterait-il pour longtemps. mais au moins, il avait droit à une cellule décente. Du moins pour quelques temps... quelques jours? Quelques semaines? Peut-être pouvait-il espérer la garder pour jusqu'au procès? Ce serait au moins une maigre consolation...
Toutefois, il se sentait bien trop vidé et bien trop faible pour détailler plus longuement le décor et se laisser choir sur le lit, Ebène le soutenant toujours histoire de ne pas le laisser se fracasser le crâne contre le mur... Ce n'est que quand il senti un froid lui parcourir les pieds qu'il réalisa ce qu'Ebène était en train de faire. Par Merlin, même encore maintenant, alors qu'il était un détenu et elle l'auror chargée de le surveiller, elle ne pouvait s'empêcher de le materner... Et devant une de ses collègues qui plus est! - Graymes, râla-t-il d'une voix un peu plus rauque qu'elle n'aurait dû être. L'émotion? La fatigue? Le fait de ne pas avoir parlé depuis longtemps? Il n'aurait su dire...- Graymes, reprit-il tout en essayant de se défaire de cette emprise de la jeune femme, qui était déjà en train de lui défaire sa chemise... Par Salazar, elle allait vraiment le défroquer devant tout le monde? Bon, heureusement, elle semblait décider à lui laisser son pantalon, Merlin merci. Qu'il puisse garder un minimum de décence et de pudeur quand même. Mais elle se montra tout de même plus forte et plus déterminée et parvint à le forcer à se coucher. Non, vraiment, là, il ne faisait pas vraiment le poids. Et de toute façon, elle était auror, armée, au Ministère, alors qu'il était dans une cellule, sans arme... et quasiment sans force, ce maudit transplannage inter-continental l'ayant vidé du peu qui l'avait fait tenir ce matin.
Il regarda avec un brin de soulagement l'auror Shackelbolt s'éloigner et les laisser seuls..; avant de finalement sentir une sourde appréhension s'emparer de nouveau de lui. Appréhension concernant la possible réaction de Graymes. Après tout il était un présumé redoutable mangemort, possible ennemi numléro un, puisque considéré comme un des bras droits du Lord Noir, et surtout assassin du plus que respecté Albus Dumbledore. Donc il avait tout à penser que tous ceux qui lui avaient été proches puissent lui en vouloir, le considérant comme un traitre de la pire espèce. Ce qu'il était certes... mais peut-être pas envers celui qu'ils croyaient...
Ooh, Severus... sept mois sans nouvelles... tu nous a fait une de ces peurs...
Puis ses bras, cette étreinte, ce doux contact qui lui avait tant manqué, même s'il ne l'avouerait jamais à voix haute... Dir equ'il était surpris de cette réaction complètement contradictoire de ce à quoi il s'était attendu serait un doux euphémisme. Il en restait coi, incrédule. certes, elle avait déjà cherché du tant de sa "traitrise" à le contacter, lui envoyant lettre sur lettre alors qu'il était devenu Directeur de Poudlard... mais pour tout dire il n'avait pas lu ses lettres, ayant préféré les détruire de suite, plutôt que de lire ses lignes possiblement haineuses ou bien trop sentimentales à son goût, qui n'auraient fait que le distraire de sa tache.... Lourde tache qui requerrait toute sa concentration.
Bon, peut-être s'était-il douté qu'Ebène n'était pas tout à fait contre lui, au vu des paquets qui accompagnaient souvent ses lettres. mais bon... Dans le doute.. Il préférait garder ses doutes plutot que de vir tous ses espoirs ruiner et lui miner le moral plus encore qu'il ne l'était depuis.... Depuis.... Depuis la chute d'Albus....
C'est donc un regard incrédule et plus qu'estomaqué qu'il tourna vers mla jeune femme alors qu'elle s'affairait déjà à le soigner. Sa plaie déjà. Et il devait avouer que ce qu'elle lui appliquait était plus qu'apaisant effectivement... Il prit aussi les remèdes qu'elle lui donnait, sans trop rechigner, connaissant parfaitement les dits remèdes en fait pour les avoir tant espéré pendant ces longs mois d'errance..
S'il avait envie de quelque chose? Hum... Oui, la liberté...- Libère-moi? proposa-t-il dans un rictus désabusé, où il laissa une fraction de seconde son éternel masque d'infdifférence tomber, pour un rapide éclair d'inquiétude, d'appréhension, de peine et d'amertume.... avant de rapidement remettre son masque en place. Bien que difficilement.
Puis, sondant Ebène de son sombre regard d'ébène, il osa enfin aborder le sujet que tous deux devaient redouter.- Pourquoi? Demanda-t-il. Pourquoi tu me traites comme ça? Comme... Comme avant?*Comme avant que je ne devienne un traitre à tes yeux*, ajouta-t-il mentalement.Comment te sens tu? Surtout si tu as besoin ou envie de quoi que ce soit, tant que ça m'est permis, dis-le moi d'accord?  Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Jeu 7 Aoû - 0:05 | |
| Elle entendit par deux fois la voix, légèrement rauque sur les bords, de son cher frère adoré appeler son nom. La première fois, elle crut que c'était la fatigue qui l'accablait tant. Au vu de son état général, il fallait bien avouer...il devait être plus qu'épuisé, après tant de temps loin d'eux, dans un état de santé inquiétant...et puis ce transplanage...qui n'avait dû qu'empirer les choses... non, vraiment, pauvre Severus... A moins que ce ne soit l'émotion qui serre sa gorge? Si tel était le cas... ce serait bien non? La joie intense des retrouvailles... mais il n'était pas très sentimental...pas du tout même... enfin, pas en public.
A la seconde fois, par contre, il était déjà plus énervé. Il avait en fait remarqué (après un temps!) qu'elle était en train de le déshabiller purement et simplement...enfin presque. Elle n'ôtait pas son pantalon, ni son caleçon. Et c'était heureux d'ailleurs! Vous imaginez Rogue en caleçon, vous? Ah... ouf, vous me rassurez!Cesse de gigoter, Severus..., chuchota l'auror tout en déboutonnant la chemise blanche du Maître des Potions. Elle vit sans s'émouvoir maintenant l'énorme cicatrice made by Lupin qui ornait pitoyablement son buste et son abdomen, puis une nouvelle cicatrice sur l'avant-bras, là où avait été la Marque des Ténèbres jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Elle termina d'ôter la chemise, puis allongea son patient (si l'on peut l'appeler ainsi) dans le lit plus ou moins confortable. Elle le recouvrit alors avec précautions, soigneusement, veillant à ce qu'il ait le moins froid possible. Elle s'occuperait d'aller lui chercher des vêtements chauds et des bas de pyjama chez elle un peu plus tard.
Ce fut toutefois avec une légère surprise (bien qu'elle eût dû s'en douter un peu, il fallait l'avouer) qu'elle remarqua l'éclat d'appréhension dans les yeux noirs de son frère de coeur. Il avait dû détruire ses lettres, probablement... des lettres où elle disait que elle et Ephemera savaient la vérité de la bouche d'Albus, qu'il pouvait venir à Leicester sans crainte, qu'il avait toujours sa place avec eux, qu'il leur manquait, qu'ils ne le rejetaient pas... bref, tant de choses... Son absence prolongée avait véritablement creusé un vide, aussi bien dans la maison que dans leurs coeurs. Et le revoir vivant, là, c'était... oui, c'était trop beau.
Pourtant, lorsqu'elle le serrra affectueusement dans ses bras, elle put constater qu'il était bel et bien réel. Ne restait plus qu'à espérer que ce ne soit pas elle qui rêve... Elle se pinça le bras. Non, elle était bien réveillée, décidément.Je suppose que tu n'as pas lu mes lettres... bah au final c'est pas grave... tu es vivant, c'est... incroyable! Tu nous a tant manqué, Severus...Elle l'étreignit à nouveau, sentant pourtant le regard de Severus posé sur elle, regard qui semblait lourd, incrédule, inquiet...Aurait-il donc douté de leur attachement? Si oui... soit c'est qu'il n'était pas au courant, soit Albus ne l'avait pas prévenu. Et elle penchant pour le second en fait...
Et il lui demandait de le libérer. Oh oui, elle allait s'y atteler... au mieux. Et Ephemera aussi. Et Potter. Et Weasley, et Granger, et tous ceux qui étaient au courant de choses!Je vais tout faire pour que ce soit le cas...mais tu es très soutenu, tu sais? Potter et ses amis... beaucoup d'élèves de Poudlard, Dumbledore, via son portrait, Ephemera, moi... on va t'aider à t'en sortir... ne t'inquiète pas. Tout va bien se passer... tu ne retourneras jamais à Azkaban. Ephemera ne le permettra pas... et comme c'est lui qui te jugera... hé bien...disons qu'il aura toute l'autorité.Elle l'avait à nouveau saisi entre ses bras, cherchant à le rassurer au mieux. Elle le sentait trembler contre son épaule, alors qu'elle lui caressait les cheveux pour l'apaiser. Comme avant. Comme elle l'avait toujours fait... Elle l'embrassa sur le front, le serrant à l'occasion encore plus. Toutefois sans l'étouffer non plus! Et il ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle le dorlotait ainsi... comme elle l'avait toujours fait. Non, décidément... Albus avait omis de le prévenir!Parce que je sais tout, Severus... Albus a demandé à Maître Ephemera de veiller sur toi après sa disparition. Et tu le connais: il lui a tout raconté. Quand tu l'as achevé... hé bien... au début je n'arrivais pas à y croire. Maître Ephemera m'a donc tout raconté. Et je n'ai donc aucune raison de te considérer comme un ennemi ou un traitre. C'est pour ça que je t'ai renvoyé la moitié de tes affaires de Spinners End par hibou... pour ça que j'ai ( elle baissa la voix) falsifié le rapport de perquisition de ta maison. Pour ça que je t'ai envoyé des cookies, que je ne t'ai pas trucidé le jour de la bataille, etc...ça te va, comme explication? |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Dim 10 Aoû - 19:31 | |
| Perspicace... Elle était vraiment des plus perspicaces. Il le savait déjà, bien évidemment, après près de vingt ans passés auprès d'elle. Mais même après tout ce temps, elle arrivait à le surprendre... Ou presque. Oui, le surprendre. D'une part, par le fait qu'elle avait déduit assez rapidement qu'il n'avait pas lu ses lettres, d'autre part pour se réjouir de le retrouver, au lieu de le fustiger de les avoir trahi, ou de ne pas les avoir prévenu que finalement il avait survécu.... Bref, il s'était attendu à toutes sortes de récriminations, plutôt qu'à ses effusions de tendresse... et d'affection profonde, de véritable soulagement.
Lui aussi en était alors soulagé, il devait bien l'avouer. Retrouver cette étreinte qui l'avait tant aidé autrefois dans certaines passes des plus difficiles pour lui, lui avait manqué. Terriblement manqué. Et quand bien même il n'avait eu de cesse de reprocher à Ebène ses effusions sentimentales, typiquement gryffondoriennes selon lui, il était, au plus profond de lui, plus qu'heureux de les retrouver... et d'en bénéficier de nouveau personnellement. Se sentir.... entouré... attendu... aimé? Mmh.. Oui, aimé. Douce sensation qu'il avait cru ne jamais pouvori connaître à nouveau.
Elle lui promit alors de tout faire pour l'aider et le libérer. Dans son for intérieur, il doutait sérieusement de tous ses dirs quant aux possibles témoignages en sa faveur... Témoigner en faveur du soit disant ex-mangemort qui avait tué Albus Dumbledore? Témoigner en faveur de l'horrible Maître des cachots qui s'était évertué à terroriser tout un chacun à Poudlard? Non. Impossible. Mais il se garda bien de le lui dire. Elle avait l'air si... sûre de son fait, et si enthousiasmée face à cette nouvelle mission. Mais pour sa part, il n'attendait plus rien de se spairs, si ce n'est un aller simple pour Azkaban, voire un baiser des détraqueurs, si tant est qu'ils fassent encore appel à ces créatures.... Il n'espérait plus rien, pas même sa rédemption... Encore moins un jugement équitable ou une utopique libération. Pessimiste dites-vous? Oui, trés certainement... mais au moins, il n'était jamais déçu de la sorte, n'est-ce pas?
Le seul détail qui le tittilla quelque peu, et qui le fit hésiter entre étincelle d'espoir et sombre désespoir, était la mention d'Ephemera.... Ephemera... Ce vieux mage fou, aussi fou que Dumbledore, si ce n'est plus, qui avait finalement accepté, même si avec deux ans de retard, de le prendre sous sa férule... Vieux mage qui devait être bien déçu... et terriblement attristé que son apprenti, presque pupille, soit devenu l'assassin de son meilleur ami. Non, vraiment... Se faire juger par Ephemera pouvait être ce qui lui arrivait de pire, décida-t-il finalement, penchant pour son pessimisme habituel. Il fallait dire que son état de faiblesse actuel n'était guère enclin à vori l'avenir sous un jour meilleur.
Il se rembrunit donc aussitôt... tremblant même un peu.
ET là... la révélation... Elle savait? Tout? Ou croyait-elle tout savoir simplement? Albus? Ephemera? Veiller sur lui? Qu'est-ce que les vieux fous avaient donc encore pu tramer dans son dos? Et pourquoi Albus ne lui avait alors rien dit?
Hum... Peut-être tout simplement pour que tu ne te trahisses pas dans ses moments d'intense pression, comprit-il subitement. Il avait juste de mander à Ephemera d'être là, au cas où... de loin si possible... Et de ne se rapprocher qu'en cas de besoin... A coup sûr, il devait s'agir de quelque chose dans ce genre. Severus en voulut alors terriblement à Albus. Plus encore que quand le vieil homme lui avait demande de... de le tuer. Ce qui laissait alors présager de son degré de colère à l'instant présent, concernant le vieux directeur défunt. Mais d'un autre côté, il pouvait comprendre... Parfaitement comprendre. C'était on ne peut plus logique... et sage... Aussi bon occlumens soit-il, il avait été soumis l'année précédente à une tension innommable. Et il aurait été risqué de reprendre contact avec ses proches... Trop risqué pour lui, qui aurait pu se trahir alors, mais aussi pour les dits proches... qui seraient devenus une arme plus que redoutable pour le lord noir. Donc oui, il comprenait. Mais oui, il en voulait, une fois encore, au vieil homme...
Vieil homme qui lui manquait. Terriblement. Et même la présence d'Ebène ou d'Ephemera, qui comptaient pourtant comme sa plus proche famille, ne pourraient remplacer ce manque. Un manque dont il était la cause. Il avait tué l'un des rares à lui avoir donné une deuxième chance, il avait tué son guide, son avocat, son soutien, son mentor, son ami... son père d'adoption.. Et ca, rien ne pourrait l'effacer. Rien.
Rien qu'à cette pensée, il sentait sa gorge se nouer et ses yeux le bruler... Non, il ne pleurerait pas. il n'avait pas pleuré Albus, il n'avait jamais vraiment fait son deuil concernant le vieil homme, les circonstances le lui interdisant alors, il n'était plus l'heure de faire son deuil, n'est-ce pas? Il n'était plus l'heure de pleurer. Les larmes ne changeraient rien, et sa peine n'en serait pas plus allégée. Donc non, inutile de pleurer. Et Severus fit alors un effort incommensurable pour ravaler ce qui menaçait de le submerger. Tout à sa doleur intérieure, il ne prêta même pas attention à ce que lui disait Ebène concernant ses affaires.
En fait, c'était pour l'heure le cadet de ses soucis, même si, en temps et en heure, il se récrierait contre cette perte inéluctable. Un peu matérialiste sur les bords, après avoir dû se priver pendant tant d'années, il tenait à ce qu'il avait accumulé au fil des ans. Et quand il comprendrait que son chez-lui avait été, une fois encore, perquisitionné, nul doute qu'il entrerait dans une rage folle... Mais il n'avait pas encore réalisé en fait. Il était encore avec Albus... en haut de la Tour d'Astronomie... revoyant le corps basculé dans le vide sous le jais de sa baguette... SA BAGUETTE.... SON SORTILEGE... Meurtrier. Assassin. Parricide.... - Des cookies? Fit-il soudain, répétant le seul mot qu'il avait en fait entendu des élucubrations de celle qu'il considérait comme une soeur.. de coeur... Mais pourquoi parlait-elle soudain de cookies? - Qu'est-ce que les cookies viennent faire dans cette histoire? Fit-il avec un rictus limite dédaigneux. Un brin moqueur aussi. Et peut-être un peu intéressé. Plus de sept mois qu'il n'en avait pas mangé tout de même... Plus même, bien qu'il ait tout de même mangé les quelques cookies qu'elle lui avait envoyés, après les avoir fait testé par Miss Teigne...  Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Mar 12 Aoû - 12:43 | |
| Elle avait beau dire concernant les espoirs qu'il pouvait se faire au sujet de sa très hypothétique remise en liberté (dont il doutait plus que profondément d'ailleurs), il ne semblait même pas en croire un centième. Dieu sait pourtant qu'elle était sérieuse, très sérieuse même, sur ce sujet! Elle ne se permettrait jamais, d'ailleurs, de donner de faux espoirs à son frère de coeur, qui en avait probablement déjà vu de toutes les couleurs au cours des un an et demi environ passés! Accusé de trahison, du meurtre de Dumbledore, d'un tas de choses... Alors qu'il ne faisait, comme elle le savait si bien, que servir au mieux Dumbledore sur les ordres duquel (via son portrait accroché dans le bureau directorial bien sûr) il continuait de travailler, protégeant les élèves de deux brutes abruties nommées Carrow qu'elle avait eu la joie de dégommer peu avant... Mais c'était là la version de gens éclairés, de ceux qui étaient dans le secret, en réalité... Ebene et Ephemera étaient les deux seuls à savoir la stricte vérité et à ne pas s'interroger sur la véritable position de leur "petit frère", comme elle le nommait si souvent en privé, puisque Albus les avait mis au courant (même si indirectement puisque via Ephemera pour elle). Le reste du monde sorcier, mangemorts exclus, ne pouvait que le considérer comme un traître pour les plus radicaux d'entre eux; et rester circonspects quant à ses motifs personels pour les plus flexibles et compréhensifs. Jusqu'à la bataille finale.
Des arguments en sa faveur avaient alors fusé: il n'avait pas participé à la bataille directement. Il n'avait pas cherché à s'en prendre aux professeurs qui n'étaient pas de son camp présumé (autrement dit les mangemorts). Il n'avait pas tenté quoi que ce soit contre la Sang de Bourbe et le Traître à Son Sang qu'étaient les amis de Potter. Il avait protégé les élèves des abus soi-disant pédégogiques des deux Carrow. Il avait, encore un autre détail, été tué par Voldemort lui-même (ou plutôt par son Serpent) pour une raison absurde de baguette magique. Il avait livré ses souvenirs à Potter, souvenirs qui pouvaient témoigner en sa faveur si du moins ils n'étaient pas falsifiés. Il n'avait pu faire plus, ayant sombré dans l'inconscience. Une inconscience si profonde qu'aux yeux de Potter et de ses amis, elle passa pour la Mort.Severus... ne fais pas cette tête... s'il te plaît...Elle le sentait trembler contre elle, et ne pouvait s'empêcher de le câliner comme une peluche vivante, cherchant on ne peut plus en vain à le rassurer: mission impossible. Elle l'avait compris depuis leur premier week-end ensemble, dix-huit ans auparavant, il était impossible de rassurer totalement un Severus Rogue, surtout quand celui-ci paniquait énormément... Comme c'était le cas présentement. Comment pourtant lui faire admettre que tout n'était pas perdu d'avance? Elle ne savait pas. Elle choisit donc de le rassurer sur un autre front: les détraqueurs.Le pire qu'il puisse t'arriver... c'est la prison à perpétuité. Et.... tu ne subiras plus jamais les détraqueurs, Severus... Ils ont tous été éliminés, emprisonnés seuls dans une espèce de Tartare, si tu veux... ne t'en fais pas... ce qui t'es arrivé en 81... je veillerai personnellement à ce que ça ne se reproduise jamais! Ni pour toi ni pour un autre!Elle le serra encore plus sur son coeur, sentant la peine qui lui étreignait le coeur se raviver, voyant ses yeux se remplir peu à peu d'eau... De cette eau salée qui peu après pourrait devenir larmes... et ruisseler sur ses joues. L'instant d'après, plus rien. Plus de larmes. Plus de peine, rien. Le masque impassible avait reprit le dessus, il était redevenu le garçon froid et hautain. Et elle ne trouva même pas de mot pour le consoler. Se contentant de continuer à lui parler de choses peu intéressantes au final... Lorsque Severus releva un mot dans sa conversation. Le mot le moins intéressant d'ailleurs: cookie. Elle ne put s'empêcher de le regarder, étonnée.Ben.... Je t'envoyais des cookies l'année passée, non? Pourquoi? T'en veux?Surprenant son petit air intéressé, elle prit dans sa poche un petit paquet de cookies. |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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   (25895/100000) Compétences particulières: Expert en potions, cela va de soi, legilimens et occlumens accompli, mais depuis son réveil du coma incapable de faire de la magie sans incident.
 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Mar 12 Aoû - 23:40 | |
| La prison à perpétuité.... Le pire... C'était le cas de le dire. Pire que le mort même. Détraqueurs ou non, être enfermé à vie n'était guère ce qui l'enchantait. Surtout si sa cellule se retrouvait à Azkaban. Il savait que même si les sombres créatures n'y étaient plus gardiens, il n'aurait de cesse de revivre, inlassablement, ce qu'il avait connu là-bas il fut un temps... Il avait un peu plus de vingt ans alors. C'était il y a plus de quinze ans. Et pourtant. Il s'en souvenait comme si c'était hier. Azkaban... Un nom qui le terrifiait bien plus encore que Voldemort avait pu le faire il fut un temps.
Il ne dit rien pourtant. Elle semblait si sûre d'elle, si prompte à se battre envers et contre tous pour lui, pour sa liberté, ou du moins pour lui assurer de ne plus connaître les détraqueurs et leur froideur mortelle. Ce qui ne pouvait que le laisser dubitatif. malgré tout, malgré tout ce qu'il avait pu faire, que ce soit pour l'Ordre ou non, elle continuait à le soutenir. Voilà de quoi en laisser plus d'un perplexe, non?
Il se contenta toutefois d'accepter l'étreinte, ne la lui rendant qu'à moitié. Ne sachant pas trop en fait comment se comporter avec elle... en frère? En allié? En captif dont elle avait la charge? Tout cela était si... ambigu... si compliqué soudain. Tout avait toujours été compliqué dans sa vie. Et rien ne semblait vouloir un tant soit peu se simplifier. Maudit. Il était maudit.
Et contre toute attente, alors qu'il déviait, sans l'avoir vraiment prévu, le sujet sur les cookies, un de ses petits péchés mignons comme disaient certains, elle lui tendit un paquet. De cookies. Par Merlin, des cookies? Elle avait pensé à prendre des cookies avec elle? Mais comment? Comment avait-elle donc pu prévoir le coup, puisque, s'il avait bien compris, elle n'avait été prévenue qu'au dernier moment? Ce qui voudrait dire qu'elle en avait toujours sur elle? Hum... Suspect ça.. mais du Ebène tout craché en y réfléchissant bien. Ebène avait toujours été suspecte en fait... Alors un peu plus ou un peu moins...
Il s'empara donc du paquet, quelque peu incrédule toutefois, et l'ouvrit doucement, précautionneusement, en se redressant, lentement, et assez difficilement, sur un coude. Oui, c'était bien des cookies... Il leva un regard dubitatif et sceptique vers Ebène, qui avait l'air de l'encourager silencieusement... Et il se laissa convaincre. Il ne lui en fallait pas beaucoup, pour tout dire...
Il se risqua même à en goûter un. Du bout des dents tout d'abord. Comme pour mieux en savourer le goût. Un goût qui lui avait tant manqué... Oui, il aimait les cookies, il l'avouait. Et ceux d'Ebène dépassait tout ce qu'il avait pu connaître en la matière. En fait, depuis qu'elle avait commencé à lui en faire, il ne mangeait plus que les siens... Il alla jusqu'à laisser le morceau de gateau fondre dans sa bouche... tout en fermant les yeux pour mieux profiter de l'instant. Tout simplement magique. Il avait beau être dans une cellule, emprisonné pour il ne savait combien de temps, et attendant son procès qui allait s'annoncer des plus difficiles, il parvenait encore à savourer un malheureux gateau.
Pour être honnête, depuis sa "non-mort", il avait appris à mieux apprécier les petits moments anodins de la vie, petits moments qu'il avait toujours trouvés si insipides jusqu'alors, mais dont il reconnaissait peu à peu la saveur. Même si encore difficilement par moment. Apprendre à vivre était difficile. Trés difficile. Quasiment mission impossible même pour quelqu'un comme lui, qui n'avait appris qu'à survivre toutes ces années... - Mmh... Ebène, fit-il alors, toujours les yeux fermés, alors qu'il reprenait un morceau du cookies entamé. Que ça m'avait manqué, si tu savais, lâcha-t-il, oubliant pour quelques minutes ses précédentes réticences à étaler ses états d'âmes avec la jeune femme. Puis il rouvrit les yeux. Et ma magie de l'instant sembla s'envoler aussi soudainement qu'elle était apparue, alors que les murs gris de sa cellule réapparaissaient dans son champ de vision. - Ebène, reprit-il d'un ton plus sérieux et plus grave, tout en se redressant en position assis, les jambes pendantes dans le vide, par dessus le bord de son lit, et ses yeux fixant un point imaginaire sur le sol. Je ne sais pas ce que tu sais exactement, l'étendue de ce que tu sais, ou de ce que tu peux croire savoir... Mais...Comment le lui expliquer?- Mais... je... Tout ce que j'aimerais que tu saches c'est que... que... je ne vous ai jamais oublié, toi et Ephemera. Jamais... Mais... je... je ne pouvais pas. Et non, rajouta-t-il vivement. Je n'ai pas envie d'en parler plus longuement.Plus une supplique qu'un véritable ordre en fait.- Pour tout dire, je vais déjà devoir me répéter inlassablement pour le procès. Si tant est que j'aie envie de me répéter d'ailleurs... et... et bien, je préfère ne pas avoir à en parler outre mesure... si tu vois ce que je veux dire.Une demande de ne pas aborder le sujet clé, le sujet presque tabou pour lui... la mort de Dumbledore plus que tout... Ne plus en parler, ne plus y penser, pouvoir faire enfin son deuil, lui aussi... C'est tout ce qu'il demandait. Les autorités ne le lui permettraient déjà pas... Si au moins elle pouvait lui offrir ca... Un peu de paix, quelques instants de paix... de calme... de tranquillité.. avant la tempête.
Il savait beaucoup lui demander d'ailleurs. Sans doute avait-elle nombre de questions à lui poser... Mais elle était aussi la seule à qui il pouvait se permettre de demander ça.  Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


Nombre de messages: 2271 Emploi: Auror experte en magie noire
Professeur de DCFM
Maison: Gryffondor Age: 28 ans Relations: Famille : Maître Aleister Ephemera, Severus Rogue
Amours : Sirius Black
Amis : Un peu tout le monde
Ennemis : mages noirs avides de pouvoir en tout genres
Indefinissable : Severus Rogue Présentation: Fiche Etats d'Âmes: Etats d'Âme
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   (40350/100000) Compétences particulières: Animagus (aigle), experte en magie noire et arts sombres ainsi qu’en DCFM, connaissances en médicomagie
 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Mer 13 Aoû - 20:35 | |
| Elle remarqua que Severus se méfiait toujours un peu d'elle. Oh, beaucoup moins qu'il n'aurait dû, certes, mais beaucoup plus ue d'habitude. Craindrait-il qu'elle ne lui fasse quelque mal avec les cookies? Qu'elle y ait déposé du poison, alors qu'elle avait été prévenue in extremis qu'elle devait intervenir? Elle n'aurait pas eu le temps... Simplement, en fait, elle avait pris avec elle le sachet de cookies pour manger, ou plutôt grignoter, en attendant leur arrivée. En effet, d'après ce que Kingsley lui avait dit par patronus, leur arrivée était prévue pour très très bientôt mais pas d'heure précise. Ils pouvaient donc avoir quelque retard... Ce qui s'était d'ailleurs passé. Alors, si elle avait à attendre, elle comptait bien terminer le tea time sur place; dans la neige! Elle avait donc grignoté un ou deux cookies avant de s'envoler, gelée. Ses plumes d'animagus la réchauffaient mieux que sa cape.
Elle l'encouragea du regard, ayant l'air de dire silencieusement "enfin Severus, mange... tu verras il ne t'arrivera rien". Et cela lui suffit. Il approcha lentement un des gâteaux de ses lèvres fines, comme faisant mieux durer le suspense avant le plaisir de dévorer le biscuit. Enfin, il en glissa une extrémité entre ses dents, croqua légèrement dedans. Fermant les yeux pour mieux le savourer encore, alors qu'il était précairement appuyé sur un coude. Il semblait oublier qu'il était captif dans une cellule exiguë, ne se concentrant que sur le chocolat qui fondait lentement dans sa bouche, l'arôme de l'amaretto et de la fleur d'oranger qui se mêlaient à celui du chocolat, alors que les miettes du gâteau s'éparpillaient sur sa langue et son palais. Instant magique...Je ne sais pas.... mais j'ose imaginer... pauvre chéri...Elle glissa le bout de ses doigts fins et blancs dans la chevelure de Severus. Cette fois-ci, ses cheveux étaient gras. Et dégoûtants, littéralement. Pourtant, malgré la sensation poisseuse, elle ne broncha pas et continua sa caresse. Elle lui laverait magiquement les cheveux plus tard. Pour l'instant, le bonheur des retrouvailles primait. Elle déposa finalement un baiser dans le rideau de mèches noires.Heureusement... maintenant tu n'auras plus à souffrir de l'absence de pâtisseries...J'y veillerai personnellement.Hé oui... Ebene en mode cuisinière promettait une série de gâteaux tous plus prometteurs et délicieux les uns que les autres.. Des cookies (sa spécialité niveau biscuits) non seulement, mais aussi des brownies au chocolat avec ou sans noix ou fruits secs, des forêts noires couvertes de crème chantilly, des savarins à l'orange bien moelleux, des macarons parisiens aux goûts plus originaux les uns que les autres, des gâteaux chocolat-menthe, des tas d'autres pâtisseries... non décidement il ne serait plus contraint d'avaler ces stupides gâteaux industriels qu'on vend dans les boutiques et les supermarchés...
La magie de l'instant, cet instant de tendresse; de bonheur même peut-être (en tout cas pour elle c'était le cas) s'interrompit lorsque Severus rouvrit ses yeux noirs. Elle cessa de lui caresser les cheveux, laissant un instant ses doigts effleurer son front avant de se replier légèrement vers sa paume et de laisser retomber son bras le long de son corps maigre. Et elle écouta les paroles de Severus, concernant les faits de l'année dernière et des sept mois suivants.
A vrai dire, elle n'avait jamais craint qu'il les ait oubliés. Comment aurait-il pu rayer de sa vie plus de quinze ans de vie commune, passées avec au départ la petite peste de Gryffondor devenue l'apprentie auror, devenue l'auror experte en magie noire. Ils avaient été pendant ce temps comme une véritable famille... sans qu'il y ait véritablement de hiérarchie. Certes, on pouvait nommer rapidement Ephemera comme père de famille de deux enfants invivables... mais qui s'aimaient plus que profondément. Et qui n'avaient eu de cesse de se témoigner leur attachement réciproque à chaque petit événement que constituait la vie quotidienne. Et quand bien même ne lui avait-il jamais écrit pendant la précédente année scolaire, elle ne pouvait pas croire que Severus les ait rayés de sa vie. Simplement, sa place d'espion risquait d'être si compromise... si jamais on découvrait qu'il avait encore des relations avec des proches de Dumbledore. Pire encore, si on découvrait qu'il avait une pseudo famille, le Lord Noir pouvait s'en servir pour les faire chanter... Donc elle pouvait sans problème comprendre les motifs qui l'avaient conduit à ne plus avoir de contact avec eux. Même si elle continuait à lui envoyer chaque semaine un gâteau, ou un paquet de biscuits, ou encore des vêtements (elle savait bien que Severus était économe et ne risquait pas d'user toutes les fringues qu'elle lui avait cousues en un an même pas, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète à l'extrême par moments....), ou des remèdes pour son foie fragile... enfin bref. Une vraie mère poule.Ne t'inquiète pas. Je n'ai jamais cru que tu nous avais oubliés, tu sais...Et je me doute bien... que tu ne veux pas en parler. Je ne poserai aucune question...Elle s'accroupit pour être à sa hauteur, et chercha patiemment son regard. Regard presque honteux de s'être montré si "oublieux" en un sens envers sa famille de coeur. Pourtant il avait de si bonnes raisons... Comment lui en vouloir donc? Elle ne lui tiendrait rigueur de rien. Même pas de ne pas avoir donné de nouvelles... Après tout... le passé était le passé, et un retourneur de temps ne servirait pas à grand chose dans la situation présente.
Elle glissa les mains sur les joues creuses et pâles du Maître des Potions, puis se redressa légèrement et déposa un baiser affectueux sur le front hâve.Je vois parfaitement... Elle se redressa, et vint s'asseoir sur le lit à ses côtés. Puis elle passa un bras autour des épaules de Severus et ne dit rien, ne broncha pas. Simple moment de détente, de paix, de calme...de compréhension aussi. Et lorsqu'elle daigna remuer légèrement, ce fut pour se détacher lentement de son étreinte et se relever du lit dans lequel un Severus devait probablement se recoucher sous peine de prendre froid... Elle le recouvrit donc avant de se rasseoir près de lui. |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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A part ceux que je n'ai pas tué ou trahi? Euh... néant...
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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Ven 15 Aoû - 22:23 | |
| Severus fut plus que surpris de sentir une douce caresse dans ses cheveux.. gras au possible... contrairement à d'habitude. Car, contrairement à ce que la légende disait le concernant, ses cheveux n'avaient pas pour habitude d'être gras. Ils en avaient peut-être l'air, mais ils ne l'étaient pas... Ils étaient propres, même si magiquement propres. Or là... Dépourvu de toute capacité magique depuis sept mois, il devait avouer que ses cheveux n'avaient pu être lavés ces dernières semaines. Ce dernier mois en fait. Un mois.. Hum... Résultat peu mirobolant trés certainement. Mais il devait avouer aussi que ce n'était pas sa préoccupation première.
Ni le fait d'avoir ou non des patisseries à profusion en fait. Certes, quelques cookies ne lui feraient pas de mal... du moment qu'il n'en abusaient pas. Mais ce n'était pas vraiment le plus important. Non, pour l'heure, tout ce qu'il voulait c'était sortir d'ici. Être enfin libre.. LIBRE... Après tout, il l'avait cher payée sa liberté non? Plus de dix ans.... Bien plus.... A combattre dans l'ombre pour une cause qui n'était pas vraiment la sienne, et à se combattre lui-même pour rester fidèle à ses engagements.... Il avait payé cher, trés cher. De sa magie même, semblait-il. Alors allait-on aussi lui retirer cette liberté si chèrement et nouvellement acquise? Pour des raisons toutes plus falacieuses les unes que les autres? Et par des couards qui n'avaient eu de cesse de se cacher au fin fond de leur maison pour échapper au dur choix d'un camp et aux durs combats possiblement mortels.... Non, non, et non. De toutes les peines qu'il redoutait, plus que la mort même, c'était de voir sa liberté retirer sans autre forme de procès qu'il redoutait.
Et c'est là qu'il réalisa. Si on l'enfermait, il se tuerait... ou se laisserait mourir. Purement et simplement.
Cookies ou pas cookies, lui souffla une petite voix au fond de son esprit.
Il fut plus que soulagé en tout cas qu'elle lui accorde cet instant... et qu'elle ne lui pose pas de questions. Comptez sur Ebène pour le comprendre mieux que quiconque. Ils avaient beau avoir eu des débuts houleux, ils avaient su apprendre à se connaître et à se comprendre. Si semblables, malgré leurs subtiles différences. Trés subtiles. Ils auraient vraiment pu passer pour frère et soeur de sang en fait, tant sur le plan physique que psychique... Et comptez sur elle pour qu'elle lui accorde un respect comme rarement on le lui avait accordé. Ô certes, elle ne serait pas la dernière à lui tenir tête, voire à l'insulter sous l'emprise de la colère. Mais dans les moments vraiment importants, elle savait lui apporter le respect et le soutien indéfectible dont il avait besoin. A son plus grand étonnement d'ailleurs.. au vu des circonstances plus que floues... et douteuses le concernant.
Tous les faits étaient contre lui, malgré tout ce que le vieux fou pouvait clamer dans son portrait. Tout était contre lui... et pourtant.... Elle disait le croire. Croire encore en lui. Et le soutenir. Envers et contre tout. Ce simple geste qu'elle venair de faire là, en s'asseyant à ses côtés, et en l'enlacant doucement, tendrement même, pourrait se retourner contre elle. Elle venait de montrer du soutien envers un présumé mangemort, un des plus terribles, le soit disant bras droit de Voldemort en personne.... et tout autre auror la voyant dans cette position, assez ambiguë, pourrait l'accuser à son tour. Mais non, elle ne semblait pas s'en préoccuper outre mesure. Elle semblait ne pas se préoccuper de ce qui pourrait advenir d'elle en fait, toute à sa joie de le retrouver lui, Severus Rogue... qui pourtant avait tout fait pour la fuir et la repousser l'année précédente...
Severus ne savait plus comment réagir alors. Honteux, heureux pourtant de la retrouver, mais redoutant de trop la compromettre elle aussi... Il la laissa donc faire, lui rendant son étreinte plus que timidement, priant Merlin ou quiconque voudrait bien l'écouter, qu'on ne les surprennne pas dans cette attitude. Il se laissa faire aussi quand elle le força à se recoucher, et qu'elle le borda presque... comme elle l'avait fait si souvent d'ailleurs quand il avait été malade à Leicester. Et il avait souvent été malade pour tout dire...- Ebène, croassa-t-il, s'apprêtant à la réprimander de le traiter ainsi comme un enfant qu'il n'était plus. Plus tout à fait en tout cas.
Mais une toux quinteuse l'arrêta net dans sa tentative de grondement, et il dut prendre plusieurs minutes pour sentir de nouveau ses cordes vocales aptes à reprendre la parole. - Ebène, reprit-il d'une voix un peu rauque. Tu ne devrais pas...Puis une autre image se superposa à elle... celle d'un vieux mage. Pas celui qu'il avait... Non, pas celui-là. Celui d'un autre, tout aussi pagé, tout aussi sage, mais d'un style légèrement différent. Moins excentrique surement... Ephemera..- Et... Ephemera? S'enquit-il simplement, comme pour demander ce qu'il en était pour Ephemera. Comment avait-il vécu la bataille finale? Avait-il été blessé? Qu'en était-il de lui, tout simplement? Et que pouvait-il penser au sujet du jeune maitre des potions? Du jeune traitre? Car, contrairement à ce qu'il voulait faire croire, ce que pouvait bien penser certains, comme Dumbledore, Ephemera... ou même Ebène, lui importait beaucoup. Il était tout à fait capable de passer outre s'il jugeait ce qu'il faisait juste... Mais il avait tout de même besoin, au fond de lu, de leur approbation, de leur soutien... de leur regard... d'eux. Tout simplement.  Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Dim 17 Aoû - 3:32 | |
| Qu'il était mignon ainsi... Cette image d'un Severus malade, elle la connaissait depuis bien longtemps déjà. Il était très fréquent qu'il tombe malade, en fait. Severus était de constitution fragile, et le moindre écart à une vie équilibrée et saine avait sur lui de flagrantes répercussions qu'il était ensuite plus que nécessaire de traiter au plus vite avec un nombre presque incalculable de potions et remèdes en tout genre accompagnés de repos (chose très difficile à faire admettre à Severus) pendant un certain nombre d'heures avant qu'il ne récupère plus ou moins. Elle passait d'ailleurs le plus clair de son temps à Leicester, lorsqu'ils étaient ensemble et qu'il était souffrant, à le veiller et l'entourer de mille et un petits soins affectueux et prévenants alors qu'il se laissait plus ou moins faire, selon son état de faiblesse et d'esprit.
Car oui, il ne fallait pas croire que Severus était de nature câline. Que du contraire... Enfin, plutôt: oui il était affectueux, mais faisait toujours en sorte que ça ne se voie pas. Du coup, lorsqu'elle s'autorisait à l'entourer plus qu'il n'était permis (autrement dit: pas du tout), il réagissait mal et l'envoyait balader durement. Mais lorsqu'il en avait besoin, il savait se montrer caressant... sans toutefois réclamer lesdites caresses. Il était trop fier pour cela. Du coup, notre petite Ebene avait acquis un certain instinct pour détecter les besoins d'affection fluctuants de Severus Rogue.
Mais au fil du temps, des maladies, et de plus de son retour d'Azkaban qui l'avait laissé brisé pendant plusieurs mois, Severus s'était laissé apprivoiser, si l'on peut dire cela ainsi. Il était toujours réticent à se faire entourer, certes, mais moins. De moins en moins. Et inutile de dire qu'à sa sortie d'Azkaban, être entouré d'une "famille" (entièrement faite de pièces détachées) aimante et attentive devait faire un bien fou à notre jeune prisonnier plus brisé qu'autre chose... Et par son emprisonnement, et par la mort de son amour de toujours, Lily Evans. Dès lors, il avait comme qui dirait perdu tous ses repères ou presque. Il fallait donc lui en donner d'autres.... plus forts... ou du moins plus aisément reconnaissables. Et tous ceux qui l'aimaient s'y étaient attelés...
Maintenant, en sa présence, Severus se laissait aller côté affectueux. Il tentait parfois de la réprimander, mais il savait tout aussi bien qu'elle (du moins elle l'espérait) que c'était totalement inutile. Elle n'en tiendrait jamais compte... d'ailleurs tenait-elle souvent compte de ses remarques ou demandes? Mouais... pas si sûr... Elle en faisait beaucoup à sa tête quand même... mais il fallait bien reconnaître pour être exact qu'ils avaient souvent des idées semblables, et qu'ils se comprenaient parfaitement ou presque. Donc, elle ne tiendrait quasiment jamais compte des remarques de Severus. Et du coup... hé bien elle ne tiendrait pas compte de la remarque qu'il s'apprêtait à lui faire. Parce qu'elle savait très bien qu'il était encore assez gosse sous ses airs de maître des potions grincheux, et qu'il aimait bien être dorloté, tout au fond de lui... Alors, son choix était tout fait. Surtout qu'elle avait plus que l'habitude de le câliner, maintenant... normal, après dix-huit ans d'habitude...Rhooo, Sever......Une quinte de toux de la part de son "petit" (même si plus grand et de taille et d'âge) qu'elle la stoppa net dans sa phrase. Elle avait eu raison de le mettre au lit et de le border, en veillant à ce qu'il soit bien maintenu au chaud dans sa couverture. D'ailleurs en parlant de couvertures, il faudrait qu'elle lui en ramène de Leicester. De belles couettes garnies de plumes, bien chaudes... Et aussi des vêtements, des bas de pyjama (après des années d'expérience elle savait que Severus ne portait quasiment jamais de chemise de pyjama, voire même pas de pyjama du tout, et dormait donc en caleçon), des médicaments... non, pour les médicaments, elle s'adresserait directement à Ephemera une fois que Severus sera plus en forme et n'aura plus besoin de surveillance constante. Hé oui, on ne sait jamais...Ne t'inquiète pas pour moi Severus... mon patron a tellement l'habitude qu'il me demandera juste de lui apporter son café en guise de punition. Pour l'instant, celui qui me cause du souci, c'est toi... tu es malade... pourrais-tu me dire les symptômes? J'en parlerai à Ephemera pour qu'il vienne te soigner lorsque je rentrerai à Leicester.Tout en disant cela, elle invoquait une écharpe de laine noire, et l'enroulait autour du cou de Severus avant de lui donner une potion sirupeuse pour apaiser sa toux. Encore un remède... il semblait en avoir bien besoin, de ses soins, aujourd'hui... Elle sortit ensuite une baguette magique de sa poche. Une baguette d'ébène. La sienne? Non. Même si on aurait pu le croire... la baguette qu'elle avait en main était celle de Severus, qu'elle avait trouvée dans la Cabane Hurlante. Donc, à l'aide de ladite baguette, elle lava magiquement les cheveux de Severus, les rendant moins gras au toucher...Ephemera?, fit-elle un peu surprise, Il va très bien, en réalité... comme toujours d'ailleurs. Il viendra te soigner un peu plus tard, Severus. Comme je te l'ai dit, il a pris la place de Dumbledore au Magenmagot, en plus de son travail de vice-président au Conseil, et tout le tralala... je me demande comment il fait pour tenir le coup. A l'aide d'un retourneur de temps, peut-être...Pourquoi cette question? |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Lun 18 Aoû - 22:22 | |
| Comme d'habitude quand il n'allait pas bien, Ebène se précipitait auprès d elui pour le chouchouter, le dorloter... et au passage le soigner. Ou tenter de le soigner, car encore fallait-il qu'il se laisse faire. Ce qui n'était pas toujours le cas, il devait l'avouer. Il avait parfois tendance à grogner pour un rien, en particulier quand on soulignait trop à son goût qu'il avait besoin d'aide et de soins. Certes cela n'était pas totalement faux, mais il n'aimait pas qu'on le lui fasse remarquer d'une façon ou d'une autre, et surtout n'aimait pas devoir se l'avouer lui-même. Non, pas du tout même.
Mais, était-ce l'émotion des retrouvailles ou la fatigue, il ne dit rien. Et se laissa aire sans trop protester. Un petit regard de biais faisant clairement comprendre qu'il n'appréciait guère cette situation, mais rien de plus. Presque inquiétant pour lui. Trés inquiétant, diraient certains.
Par contre, à la mention de patron et café, il ne put s'empêcher de réagir. Un peu vivement d'ailleurs... Le patron d'Ebène osait lui demander, à elle, Auror confirmée, expérimentée, et plus que douée dans nombre de domaines -et oui, même s'il ne le dirait jamais à haute voix, il la trouvait douée la petiote-, même si pas des plus sages -magie noire oblige-, d'apporter du café? Telle une secrétaire de bas étage? Non, rectification, moins qu'une secrétaire de bas étage.... NOn, là, c'était un comble! Pire même, un scandale!- Qu'est-ce que tu dis? Fit-il alors en se redressant vivement. Un peu trop vivement peut-être. Que le monde tournait dangereusement soudain, pensa-t-il, en se raccrochant désespérément, comme pour s'empêcher de tomber, au bord du lit et à la maigre couverture qui le recouvrait. Non, il ne tombait pas, il était toujours dans le lit... ou ce qui lui servait de lit, lit un peu dur si on voulait son avis.... C'était juste une vue de son esprit, un peu perturbé par ce geste brusque... Ouch... Quand même, ca tournait...- Ton patron te fait porter le café comme une elfe de maison? Et tu ne dis rien? Ne te laisse donc pas faire Eby...Le surnom si coutumier quand ils étaient à leicester lui avait comme échappé. - Où est donc passé la preuse Gryffondor, par Merlin! Envoie-le donc paitre au détraqueur, avec son maudit café. Ou empoisonne donc son café, vociférait-il presque, scandalisé. Je vais lui apprendre moi, à te faire servir du café... Comme s'il n'y avait pas mieux à faire... Du café.... je te lui en ferai boire du café, quand je pourrai sortir.Non, non, il ne se faisait aucune illusion. Il n'était pas encore assez fou pour rêver de sa possible liberté... Mais il était bien capable de s'évader, même d'Azkaban s'il le fallait, même sans être animagus, rien que pour apprendre sa vision des choses à ce stupide "patron".- Peu étonnant qu'on ait dû se débattre seul contre un mage noir mégalomane, si la politique du minsitère est de faire aporter du café à ses plus brillants Aurors....Hum... Ne venait-il pas d'avouer qu'il considérait Ebène comme douée? Si? Arf.... Il allait devoir se surveiller là. Confus en réalisant ce qu'il venait soudain de lâcher comme aveu (non, pas confus pour le Ministère, maudit soit-il), il se tut soudain, son regard parlant tout seul pour lui.- Et on s'en fout de mes symptômes, lacha-t-il vivement, préférant changer de suite de sujet. Un peu vulgairement d'ailleurs. Il était rarement vulgaire, sauf lorsqu'il était dans une colère noire, comme maintenant, ou lorsqu'il était extrêmement fatigué... comme maintenant. Autant dire que les deux combinés ne donnaient donc rien de bon...
Il évita soigneusement le sujet délicat d'une possible visite d'Ephemera. En fait pour tout dire, Severus craignait plus que tout de se rerouver en face du vieux mage. on avait beau lui dire qu'Ephemera savait tout à son sujet, et à propos de son... geste, vis à vis de Dumbledore, il ne pouvait s'empêcher de redouter cette entrevue, ce face à face. face à face qui ne pourrait être que douloureux... Qu'Ephemera soit au courant ou non.... Car le vieil homme ressemblait tant à son ami défunt par de nombreux aspects... Il y ressemblait trop. bien trop pour que severus puisse supporter le face à face sans totalement craquer, il le savait. Il ne saurait faire face à ces prunelles azuréennes si perçantes.
Il était toutefois soulagé de le savoir en pleine forme. Peut-être fatigué par la surcharge de travail, mais sain et sauf.. Indemne... Autant qu'on puisse être indemen après une telle guerre.
Pourquoi cette question? Parce qu'il avait eu peur... peur de le perdre lui aussi. Autant il redoutait de le voir, autant il redoutait aussi d ele perdre. Paradoxal, non? Paradoxal severusien, dirons-nous... Il haussa donc les épaule spour toute réponse. Incapable de dire à haute voix ce qu'il pouvait bien éprouver au fond de lui. Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
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   (40350/100000) Compétences particulières: Animagus (aigle), experte en magie noire et arts sombres ainsi qu’en DCFM, connaissances en médicomagie
 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Sam 23 Aoû - 0:28 | |
| Elle fut plus que surprise par la réaction de Severus lorsqu'elle lui annonça la sentence que lui infligeait à chaque fois ou presque son si cher patron lorsqu'elle commettait un impair. Pourtant, la punition lui semblait bien douce, ou du moins au vu de la dose incroyable d'entorses au règlement qu'elle était capable de faire. Severus lui-même la réprimandait plus méchamment que cela lorsqu'elle se trompait dans une potion (ce qui, précisons-le, était très rare) ou tout simplement lorsqu'elle lui répliquait un truc plus ou moins acerbe à la figure. Et ça, c'était plus que fréquentissime... Peste un jour, peste toujours, comme dirait si bien son frangin maintenant alité dans cette cellule...
Elle le rattrapa précipitemment, alors qu'il se raccrochait comme un noyé à une planche de salut au bord de son petit lit. Il resta ainsi un instant qui sembla passer comme un long moment, alors qu'il tâchait de récupérer le contrôle de sa tête qui tournait, et qu'elle était penchée sur lui, l'inquiétude clairement lisible dans ses yeux noirs et brillants... Après l'avoir laissé récupérer un peu, elle le força gentiment à se recoucher. Tout en sachant plus que bien qu'il n'en ferait de toute façon qu'à sa tête. Après tout ce temps passé à se cotoyer, elle avait acquis une habitude du Severus très développée. Assez du moins pour pouvoir prévoir la moitié de ses réactions, ce qui était déjà bien au vu du caractère changeant du Maître des Potions.Severus.... sshhhhht..... calme-toi...Elle parvint à forcer gentiment le récalcitrant à reprendre sa place initiale sur le lit, qu'elle tâta légèrement de quelques pressions précises. Le matelas était bien dur... Severus risquait de se plaindre de Merlin sait quels maux de dos ou d'autre chose... à ce niveau là il était sans conteste le meilleur. Aussi, elle assouplit légèrement le matelas, histoire de le rendre plus confortable. Et si le chef lui faisait des reproches, elle n'aurait qu'à jouer la carte de l'état de santé précaire de Rogue. Méthode si efficace...Surtout lorsque Lancaster est du genre à tout lui passer tant qu'il aurait droit à un bon verre de O positif. Elle avait toujours les hommes par la gourmandise, cette femme!Ecoute, ok il me fait porter son café et son goûter, mais c'est mieux que de me faire suspendre de mes tâches ou de me faire virer au moindre impair! Je préfère franchement cette solution d'apporter le café plutôt que d'être chassée, moi! Et comme il est mon patron et que je préfère ne pas courir de risque avec lui, hé bien je ne l'envoie pas bouler avec son café sur la tête, et je me contente de lui obéir. C'est pas pour rien que c'est lui le patron... le chef des aurors...Elle pouffa de rire à voir la détermination sourde de son petit frère (enfin, pas si petit que ça comparativement à elle) à la venger de son "tyran" de patron. Bon d'accord, l'intention était bonne... mais il aurait du mal à vaincre ce pauvre Lancaster...Non tu ne lui fera rien boire du tout. Et tu auras bien du mal à le vaincre... Sev, Erik Lancaster est un vampire, le dernier vampire d'Angleterre, alors c'est pas un café dans la figure ou un Impardonnable qui vont le calmer... Et du coup je préfère apporter le café plutôt que de me faire croquer... si tu vois ce que je veux dire.*Pauvre cruche, songeait-elle, si tu savais qu'il me croque tous les jours environ...* Et étant donné qu'il n'est chef du bureau des Aurors que depuis huit mois, soit deux semaines avant la défaite de Voldemort, il n'a pas eu le temps d'instaurer grand chose... le pauvre, il gaspille tout son temps en missions de tout acabit...Elle sursauta à voir Severus si énervé. Il fallait qu'il soit plus qu'en colère pour oser être vulgaire, en fait. Ou alors qu'il soit très fatigué. Et à voir la moue qui déformait ses traits, elle comprit vite qu'il s'agissait des deux combinés. Ouch, le cocktail explosif... Bon ben si Ephemera demande des détails, elle lui répondra qu'elle n'a pas osé sous peine de se ramasser un Impardonnable...
Impardonnable.... le mot tilta dans son cerveau. Les cheveux gras de Severus. Sa main encore garnie d'une ou deux petites égratinures guérissables en deux secondes avec la magie... Serait-ce possible qu'il soit... dans l'incapacité de contrôler sa magie? Pire, aurait-il perdu cette magie? Car il était évident qu'il avait une baguette...il l'avait donnée sans opposer de résistance au type de l'entrée. Donc il n'était pas en manque de baguette... non... c'était alors la seule hypothèse valable: un trouble magique. Elle pâlit un peu...Non, on ne s'en fout pas, Severus... dis-moi que je suis à côté de la plaque... tu peux encore faire de la magie n'est-ce pas?Elle sentit ses yeux s'embuer de larmes et briller d'inquiétude, alors qu'elle caressait à nouveau la chevelure noire, maintenant douce et soyeuse comme du velours. Elle s'inquiétait pour lui, encore et toujours... pourtant elle aurait du s'habituer à le voir dans un sale état... comme lui s'était habitué à la revoir revenir en pièces détachées. Mais elle ne pouvait pas. C'était inhérent à sa nature de femme, semblerait-il... Elle l'embrassa sur la joue.Ne t'inquiète pas. Maître Ephemera viendra te soigner ce soir, si possible... On va tout faire pour que tu sois vite en forme... |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Sam 23 Aoû - 23:17 | |
| Severus sentit quelqu'un le rattraper vivement alors qu'il chancelait sur son lit, à moitié redressé... Ebène. Encore et toujours. Toujours là quand il était au plus mal. Elle avait toujours été là pour lui, toujours été là pour le dorloter, pour le soigner, envers et contre tous, et même en dépit de son caractère exécrable à lui, lui qui se permettait parfois de la rembarrer plus que méchamment quand il ne pouvait supporter cet assistannat plus longuement. Mais, même si sur le coup elle ne se laissait pas faire et savait lui répliquer comme il se devait, jamais elle ne semblait lui en tenir vraiment rigueur. Elle le connaissait. Elle savait, elle le comprenait. Ebène...
Qu'aurait-il fait sans elle? Pas grand chose trés certainement. Et peut-être n'aurait-il plus été de ce monde depuis bien longtemps. Elle l'avait soigné si souvent le remettant sur pied si efficacement, pour lui permettre de continuer son combat et de reprendre sn rôle dans cette foutue guerre... Et elle lui avait sauvé la vie si souvent. En fait, il ne les avait jamais vraiment compté, ayant dû, contre son gré, se faire à l'idée qu'elle semblait destinée à lui sauver la vie dès qu'elle le pouvait...
La première fois, fois maudite, avait été lors de cette horripilante discussion dans le bureau d'Albus, en septembre 1981... Puis il y avait eu aussi lors de leur premier week-end où elle avait su faire preuve encore de réflexe fulgurant l'empêchant de s'étouffer bêtement, lors d'une de ses crises habituelles... Puis il y avait eu aussi à la fin de l'année scolaire 1981/1982, quand il avait attenté à sa vie... C'était encore elle qui était arrivée à le soustraire des griffes de la mort. Comme il lui en avait voulu alors.... Et il y avait eu tant d'autres fois encore, entre autres, lorsqu'il avait repris son rôle d'espion auprès du Lord Noir, pour l'Ordre...
Ce soir-là, le fameux soir où le Lord avait repris forme humaine, si on peut dire ainsi, il avait bien cru y rester... C'était Ebène qui l'avait retrouvé à bout de force dans la forêt interdite, alors qu'il revenait après avoir réussi, bien que difficilement, à convaincre Voldemort qu'il lui était rester fidèle... Ou quelque chose d'approchant. Du moins qu'il ne l'avait pas trahi... Mensonge éhonté, certes, mais il avait tenu le mensonge. Et haut la main. Malgré les quelques doloris reçus pour son retard (deux heures quand même et il n'avait pas même assisté à cette résurrection, une honte pour un mangemort digne de ce nom, selon le lord!), le Seigneur des Ténèbres avait semblé convaincu et l'avait laissé repartir... vivant... sans même de doloris supplémentaire pour son possible manque de fidèlité...
Bref, Ebène avait toujours été là pour lui. Et là encore elle faisait acte de présence, comme jamais Severus n'aurait pu l'espérer. Lui qui s'était attendu à tout, sauf à ca, de sa part. Après tout, il avait tué l'un des plus respectables mages de tous les temps... mais non. Elle savait, disait-elle. Et elle ne lui en voulait pas. Au contraire, elle semblait vouloir le soutenir et l'aider.... Une fois encore.
Tout à ses pensées, Severus n'eut alors pas le coeur de la repousser cette fois-là, alors qu'elle tentait de le recoucher, et se laissa donc faire. Fait rare pour lui, à noter d'une croix rouge sur le calendrier... Il n'eut même pas le coeur d'argumenter plus longuement contre le patron de la jeune auror. Il saurait bien faire comprendre sa façon de penser au dit patron quand il en aurait l'occasion. Et sans qu'Ebène soit dans les parages, ce serait mieux encore...
Par contre, que dire du choc qu'il reçut quand elle lui annonça que le dit patron, auquel il s'apprêtait à se confronter tôt ou tard, n'était autre qu'un vampire... Un des rares encore existant en ce monde et surtout un des rares à accepter tout contact avec les humains... Par Merlin, un vampire! Rien de moins qu'un vampire! Une des plus sombres créatures, des plus puissantes aussi et des plus difficiles à vaincre.... Dans quoi s'était-il encore fourré? Il avait vraiment le don de se mettre dans les ennuis jusqu'au cou....
Et instinctivement, il porta sa main à son propre cou. Par tous les dragons sanglants, il avait déjà été mordu par un serpent, et pas n'importe lequel, il préférerait ne pas retenter l'expérience avec un vampire par dessus le marché.- Un vampire?! Ici? Au ministère? Mais le monde sorcier est complètement devenu fou ou quoi? Et j'espère qu'il n'a jamais osé... te... croquer, hein? Dis moi qu'il n'a pas osé essayer? Il ne t'a pas touchée, hein?Inquiet soudain. Il avait comme.. un pressentiment? Moui, quelque chose d'y ressemblant en tout cas. Or son instinct ne l'avait jamais trompé... ou rarement... Mais il savait ne jamais avoir le fin mot de l'histoire sur ce coup-là... Du moins, pas de la bouche de la gamine, trop fière pour avouer quoique ce soit, trop entêtée pour vouloir se débrouiller toute seule. Un peu comme lui en fait. Ce qui voulait dire qu'il devrait mener son enquête tout seul... si jamais il avait l'occasion de pouvoir mener la dite enquête.
Puis vint le sujet facheux. Sa santé... Ou plutôt sa non santé et son état plus que déplorable. Et comme de fait exprès, elle aussi avait de l'instinct. Un instinct plus qu'aiguisé, et elle semblait avoir deviné pour... pour... sa cracmolite aiguë... ou quoique ce soit d'autre.
Il se renfrogna aussitôt, un air sombre voilant de suite son visage pourtant cadavérique. Il chassa alors, un peu vivement la main qui lui caressait les cheveux avec tant de compassion, et se détourna, roulant sur le côté, pour faire face au mur, et fuir ce regard. regard de pitié... regard qu'il ne pouvait supporter plus longuement.- Va t'en, cracha-t-il alors d'une voix sourde. Pourtant parfaitement audible. - Va t'en. Je n'ai pas besoin de ta pitié. Pas un oui. Mais cette simple phrase valait tous les oui du monde.- Et pareil pour Ephemera, qu'il reste dans son si précieux manoir. Inutile qu'il vienne si c'est pour m'offrir lui aussi sa pitié. Je n'en ai pas besoin. Gardez-la donc pour ceux qui en ont vraiment besoin. Non, pas boudeur. Furieux. Et désemparé. Epuisé aussi. Désespéré même... plus que désespéré... - Partez, partez, laissez moi seul, psalmodia-t-il, toujours tourné vers le mur.  Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Dim 24 Aoû - 20:02 | |
| Vampire... Aurait-elle dit le mot qu'il ne fallait surtout pas dire en la circonstance? Oui, visiblement... puisque son cher Severus portait alors la main à son cou déjà lésé par la morsure de Nagini, le serpent de Voldemort. Le tout dans une attitude un peu paniquée... aurait-il peur de se refaire mordre? Fallait croire que oui... elle pouvait d'ailleurs comprendre dans une certaine proportion les résultats peu encourageants d'un nouveau traumatisme sur la personne de Severus. En fait, elle avait été la cause de certains desdits traumatismes et en avait pleinement vu les conséquences...
Aussi elle se décida à le rassurer au plus vite, et, prenant doucement entre ses doigts fins la main crispée de Severus, elle l'écarta du cou blessé. Non seulement pour lui éviter de s'en prendre encore une fois à cette plaie déjà mal cicatrisée, mais aussi pour le calmer un tantinet. Oui, bon, ok, Lancaster était un vampire. Il était bien élevé, tout de même! Il ne mordait pas n'importe qui et pour n'importe quoi! Et en l'occurance il ne mordrait pas Severus dans les instants à venir (disons... jusqu'au jugement dernier?), surtout au vu de son anémie flagrante, et de son état peu rassurant, il fallait bien l'avouer. Elle déposa la main de Severus sur la couverture mince, le dissuadant du regard de toucher à nouveau à son pansement. Même s'il devait avoir pris l'habitude (très mauvaise habitude soit dit en passant) de gratter et de toucher la plaie enflammée et douloureuse dûe à la morsure naginienne.
Il avait peur. Elle le lisait clairement dans ces yeux noirs si semblables aux siens. Et elle voulait le rassurer au mieux. Elle comprenait bien sa crainte face à tout ce qui mord et qui siffle, autrement dit serpent et vampire, au vu de ce qu'il venait de vivre, enfin, sept mois auparavant, dirons-nous. Aussi, elle appuya légèrement une main sur l'épaule frêle et osseuse (Merlin qu'il était maigre! Est-ce qu'il avait seulement mangé ces derniers temps?, songeait une Ebene légèrement paniquée, ne se rendant même pas compte qu'elle se transformait en une espèce de Molly Weasley miniature) et lui adressa un sourire rassurant.
Il n'avait pas besoin de savoir que ces derniers temps elle s'était transformée en espèce de malade mentale, de masochiste, et qu'elle se faisait mordre entre une et deux fois par jour par son patron; au demeurant très serviable et ne consentant à la croquer qu'avec son consentement. Elle savait que sur ce coup elle allait devoir lui mentir bien serré. Heureusement qu'il prenait soin d'effacer toute trace de morsure de son cou après chaque croquage... Aussi ne demeurait sur sa gorge de cygne que la vilaine trace semblable à une marque de coup d'épée, marque qu'elle devait à son si cher papa... Aussi, elle portait soit des colliers tour-de-cou, soit des pulls à col roulé... mais elle veillait à ne pas montrer son cou. Elle ne s'appelait pas encore Ebene Maugrey! Et encore moins Ebene Lancaster... vu que le pauvre Erik avait une moitié de visage réduite à l'état de lambeaux. Elle baissa le col de son pull noir, lui montrant sa gorge traversée par une marque nette. Pas de trace de canines. Juste le coup d'épée.Ne t'en fais pas... vois plutôt par toi-même. Il ne m'a jamais croquée, et ne fait de mal à personne. Il ne mord que les gens consentants, d'ailleurs... Pour la cicatrice, par contre, il se trouve que mon cher père m'a lancé un sort de gladius... méchant sortilège...inconnu de la majorité du monde sorcier...je remercie ma formation d'auror. Et le livre des Graymes par la même occasion...Elle eut un petit rire cristallin. Rire qui sonnait tellement juste d'ailleurs... peut-être un peu trop juste. Mais quelle importance? Elle ne mentait pas... elle ne disait pas toute la vérité. Subtile différence que Severus utilisait si souvent d'ailleurs à son avantage. Même si ensuite il s'attirait les reproches de Dumbledore et/ou d'Ephemera, et/ou les siens parla même occasion. Vraiment surprotectrice. Surtout envers Severus.
D'ailleurs en parlant de surprotection... elle avait fait mouche, là, vous ne pensez pas? Il s'était renfrogné en moins de temps qu'il ne fallait pour dire quidditch, et ce dès qu'elle s'était demandée, à haute voix; ou plutôt qu'elle lui avait demandé, s'il pouvait encore pratiquer la magie. Et cette réponse sans le moindre mot, était plus claire que tous les oui qu'il aurait pu prononcer. Et plus inquiétante. Il n'était pas tellement en colère contre elle, au final... et cette habitude de lui dire d'aller se faire voir à Ste Mangouste avec sa sollicitude et sa pitié, combien de fois n'en avait-elle pas fait les frais?
Il venait d'écarter sa main de ses cheveux noirs, alors qu'elle les caressait avec sa douceur habituelle. Il s'était tourné vers le mur de la cellule, lui ordonnant sèchement de partir. Mais elle ne bougea pas d'un pouce pour autant. Au contraire, elle continuait à lui offrir ce regard doux, plein de compassion mais pas de pitié. Puis, progressivement, laissant toujours passer un temps entre chacun de ses gestes, elle avança ses doigts vers l'épaule de Sev, exerça une légère pression sur l'épaule en question, puis elle se rapprocha, glissa les doigts son autre main dans la chevelure noire et soyeuse, finit par l'étreindre légèrement contre elle...
Elle avait une longue habitude du comment faire accepter les câlins à un Severus Rogue dans une passe de mauvaise humeur. Là, c'était plus que de la mauvaise humeur: c'était du désespoir. Et elle comptait bien le réconforter, foi d'Ebene "Eby" Graymes!Severus... Sevy... t'en fais pas... je suis sûre et certaine que ça ira mieux très vite...Elle s'autorisa à lui embrasser le bout du nez. Et cette phrase... celle qu'elle lui avait dite des années auparavant... qui s'était toujours avérée exacte... pourquoi s'avérerait-elle fausse maintenant? |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Mar 26 Aoû - 0:39 | |
| Un doux toucher... sur son épaule... Une légère pression.... toujours sur l'épaule... Puis une douce caresse dans ses cheveux... Cheveux dont il avait douloureusement conscience de la saleté, n'ayant pu les laver. Ou plutôt, n'ayant pas pu se lancer son sortilège habituel pour les laver, ayant apparemment perdu toute aptitude à la magie, du moins à la magie décente, et n'ayant pas eu le courage d'affronter son ancienne terreur d'avoir la tête sous l'eau... Mais cela ne semblait pas rebuté Ebène, qui se rapprocha encore... jusqu'à l'étreindre dans une douce chaleur.
Sa raison et sa fierté mal placée, comme elle le lui disait si souvent, lui soufflaient, lui ordonnaient même, de la repousser, encore et toujours. De la chasser de sa misérable cellule, de l'éloigner de lui, tout simplement... Mais... mais une autre voix, plus basse mais plus tentante aussi, lui soufflait de la serrer plus fortement encore, de garder cette étreinte et cette douce chaleur qui l'envahissait à nouveau, tentant de tenir à distance le désespoir qui le consumait de l'intérieur.. Voix de la faiblesse, se morigéna-t-il. En vain... Il détestait certes être faible, mais il devait avouer que ses forces l'abandonnaient. Peu à peu... Inexorablement... Le laissant vide, épuisé, comme s'il avait combattu des heures durant contre il ne savait quel ennemi. Contre lui-même peut-être? En tout cas, il avait la sombre impression que l'homme digne et courageux qu'il avait pu être il fut un temps, il y a encore sept mois en fait, venait de mourir. Tout simplement... De mourir sous les crocs de nagini, ne laissant plus qu'une loque faible et geignarde.
Et même avec cette douloureuse conscience du vermiceau rampant et drogué, complètement dépendant des différents addictions qu'il avait acquise ces derniers temps, qu'il était devenu, il ne parvenait pas à reprendre le dessus et à se relever dignement. Comme il l'aurait fait l'année dernière encore... Par Merlin! Qu'on l'achève! Il ne voulait pas de ce destin de débris ou de déchet humain! Pourquoi ne l'avait-on donc pas laissé mourrir, comme il aurait dû le faire sept mois plus tôt? Dans ces moments-là, il en venait à haïr son sauveur...
Sauveur... sauveur... Si c'était pour le laisser dans cet état misérable, criblé de douleur et de honte.... Sans compter que d'ici peu il finirait ses jours dans une cellule miteuse, criblé d'insultes et rejeté de nouveau, encore et touours, par cette société de lâches qui n'avaient pas su prendre les armes pour se défendre eux-mêmes... Non, vraiment, il aurait mieux fait de mourir.
Tout à ses sombres pensées, il resserra, sans s'en rendre compte, l'étreinte d'Ebène... Et resta ainsi un long moment, sans bouger, profitant de ce qui lui avait tant manqué, sans qu'il veuille se l'avouer... la chaleur d'une famille, la chaleur d'une soeur... La chaleur de l'amour? Moui, possible...
Ce n'est que la voix douce de sa Eby qui le sortit de sa torpeur. "Je suis sûre et certaine que ça ira mieux très vite..." Combiend e fois lui avait-elle dit ça? Combien de fois lui avait-elle psalmodier ce leitmotiv, encore, et encore, des heures durant, telle une sombre incantation magique? Tant de fois... Et combien de fois avait-elle eu raison? Tant de fois encore... Presque à chaque fois en fait. Mais là..
Severus n'était pas du genre optimiste. Il ne l'avait jamais été, ne l'était toujours pas, et ne le serait jamais. Il n'avait jamais cru à ce leitmotiv, aujourd'hui encore moins. C'était même pire. Si dans le passé il avait su garder encore quelques maigres illusions, celles-ci semblait définitement s'être envolées, en même temps que son sang s'était échappé de son corps malingre... Rien. Il ne croyait plus en rien, n'espérait plus rien. Pas même une guérison. Pas même une liberté. Rien.- Non, Eby, fit-il alors d'une voix sombre. Une voix distante, lointaine, comme si elle semblait déjà partie dans d'autres contrées lointaines que seul lui connaissait. Ou pas.- Non. Tout est fini cette fois. Fini... Si seulement...Sa voix s'étrangla un instant, avant qu'il ne parvienne, dans une profonde inspiration, à reprendre sa mairtrise légendaire. - Si seulement j'étais mort...La mort... Combien de fois lui avait-il échappé? Et pourtant combien de fois en avait-il rêvé? Toutefois, là, présentement, depuis son réveil de ce long coma, la mort lui semblait si douce, si accueillante, plus encore qu'il ne l'aurait jamais cru... Mourir. Et pourtant, il n'avait jamais truové le courage d'aller la retrouver... Paradoxal, non? Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Ven 29 Aoû - 2:35 | |
| Elle en était sûre et certaine, après ces quasi vingt ans d'entraînement. Severus avait très bien pris cette étreinte. La preuve, c'est qu'il en profitait un maximum, comme s'il s'agissait d'un mets rare, et que même il insistait pour ne pas qu'elle le lâche trop vite en resserant son bras autour des siens, comme si elle était nécessaire à sa survie. Ce qui en réalité n'était guère loin d'être le cas... mais bon. Elle savait bien que s'il y avait une chose indispensable à la survie de Severus après la présence de cookies et de pâtisseries, c'était bien la tendresse et l'amour d'une famille... Famille qu'il n'avait jamais eu auparavant, avant qu'il n'entre dans ce mélange hétéroclite du Manoir Ephemera, où il avait enfin fini par trouver un peu de stabilité affective... avec elle et le vieux maître de magie. Inutile de préciser donc que tous trois s'adoraient, et que Severus était l'une des personnes auxquelles elle tenait le plus au monde. Elle tenait tellement à lui d'ailleurs qu'elle ne pouvait même pas s'empêcher de lui sauver la vie à peu près à toutes les occasions qui lui tombaient sous la main. Ce qui n'était pas peu dire d'ailleurs puisque cette curieuse manie de jouer les héroïnes lui était venue vers 11 ans pour ne pas s'achever de sitot...
Elle posa un regard rempli de tendresse toute maternelle sur son "petit" frère, son bébé comme elle aimait à l'appeler lorsqu'il était un peu triste ou souffrant et qu'il réclamait silencieusement (ou pas) une quelconque étreinte ou un quelconque calin pour se faire consoler et oublier ainsi ses petits malheurs quotidiens. Elle pensait d'ailleurs qu'il avait été l'un des types les plus cajolés de l'univers... surtout quand il faisait ses yeux de chiot battu, ou de serpent battu, comme il aimait à dire. Car là, c'était de suite l'avalanche de caresses et de câlins... parfois juste pour une égratinure au doigt ou une ampoule au pied. Rien de grave quoi... mais quand il le voulait vraiment, Severus Rogue était parfaitement capable de se la jouer bébé pour arriver à ses fins. Serpentard un jour, Serpentard toujours, disait le dicton.
Si toutefois elle s'était attendue à ce genre de résultats en disant cette petite phrase qui souvent l'avait réconforté un tantinet dans ses petits déboires quotidiens! Elle aurait mille fois préféré qu'il retrouve un semblant d'espoir, même si plus que maigrichon, plutot que cette attitude désespérée, ou plutôt noyée dans un désespoir plus que sombre. Elle détestait le voir ainsi, meurtri par le destin, la vie, la souffrance... il lui rappelait le Severus sortant d'Azkaban. Le Severus qu'elle ne voulait plus jamais revoir. Cette pauvre chose plus semblable à un squelette qu'à un vivant tremblotant sans cesse, traumatisée à vie par l'horreur infligée par les détraqueurs à un malheureux innocent qui n'avait qu'un maigre bouclier de souvenirs heureux pour se protéger de la démence. Parfois, elle se demandait par quel miracle il avait finalement tenu le coup, lui qui même dans un univers normal, était déjà porté à la dépression... Ce pauvre bébé qu'elle aimait tant, et qui lui était revenu de cette affreuse prison à l'état de loque humaine terrorisée, incapable de dormir sans souffrir d'une terrible crainte de faire d'affreux cauchemars... qui passait parfois ses journées tout seul dans un coin, ou alors en compagnie de ses nouveaux amis: l'alcool, le tabac, les drogues en toutes sortes... dont certaines qu'il avait créées tout seul et qui avaient parfois de droles d'effets.
Elle secoua légèrement la tête. Non, ne plus penser à cet épisode triste à mourir de leurs vies. Se tourner résolument vers le présent, aussi sombre soit-il. Mais si seulement il pouvait s'éclaircir pour elle, ce fichu présent! Il venait de lui rendre un Sirius Black amnésique et la considérant comme une merde, et maintenant il lui rendait son frère de coeur dans un état lamentable! Quand allait-il donc cesser, ce maudit destin! Pourquoi fallait-il qu'elle soit malheureuse lorsque tant d'autres retrouvaient un semblant de bonheur dans ce monde sorcier encore fragile? Elle se sentait maudite, et Sev aurait probablement approuvé sans hésitations s'il s'était retrouvé dans sa situation. Mais si elle s'attendait à ça...
Il voulait mourir. Rien d'autre, il souhaitait être mort. Il trouvait ça préférable... A ces paroles, ses yeux si enthousiastes si peu de temps avant se voilèrent, sa vue fut voilée par de grosses gouttes d'eau salée communément appelées larmes; alors qu'elle réagissait un peu plus violemment peut-être qu'elle ne l'aurait cru au départ. Les larmes commencèrent à couler sur ses joues pales, traçant des sillons de mascara noir sur ses joues. Et elle se rassit près de lui, l'entourant à nouveau de ses bras mais cette fois ci avec une violence plus présente, et une passion équivalente; même si elle veillait à ne pas lui faire mal inutilement. Elle prit son visage entre ses mains, le regarda droit dans les yeux avec une sévérité terrible, tellement semblable au regard noir que le prof de potions qu'elle avait en face d'elle était capable de vous lancer quand il faisait une certaine colère. Et même si les larmes coulaient encore, dont certaines atterissaient en catastrophe sur les joues de Severus, elle se montrait excessivement calme. La colère bouillonait à l'intérieur d'elle comme un volcan sur le point d'entrer en éruption.Ca je te l'interdis! Non mais, sombre crétin, si tu savais quelle peur tu nous a faite! J'ai passé sept mois à prier anges et démons d'être fixée sur ton sort! Et alors qu'enfin Merlin daigne te rendre à nous, toi, tout ce que tu veux faire, c'est crever! Te rends-tu compte seulement de ce que tu dis? Et de la peine que tu nous ferait... si jamais tu avais une idée de travers... je... (sa voix baissa encore pour ne plus être qu'un murmure triste) je t'aime tant, Severus...et... et tu... nous a... tt... tant manqué... S'il te plaît... ne... ne...Elle fondit en larmes et s'effondra quasiment sur lui, une main glissée dans les cheveux dégoûtants, ses lèvres déposant des baisers sur son front et ses joues, l'entourant de son autre bras, le câlinant sans cesse...caressant ses cheveux soyeux, dans un geste maternel qu'elle avait répété tant de fois avec lui... ne se rendant pas compte qu'on l'observait... |
|  | | Erik Lancaster

Nombre de messages: 282 Emploi: Commandor, chef du département des Aurors,
Membre du Mangenmagot,
Propriétaire de l'Anarkia Jacta Est Club,
Maison: Serpentard Age: 754 ans Présentation: Fiche Etats d'Âmes: Etats d'Âme
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   (5700/100000) Compétences particulières: Dernier vampire de l'Europe
 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Ven 29 Aoû - 7:19 | |
| Dans un immense fauteuil de velours, une sombre silhouette se découpait à travers les ténèbres qui enveloppaient une grande pièce ornée de mille et un trésor. Les coudes contre les bras du siège, les mains placées devant son visage et la face penchée en avant, le commandor réfléchissait. Pour la première fois depuis bien longtemps, il avait su à quoi ressemblait l’angoisse, le stress, l’anxiété ou ce que vous voudrez. Comment pourrait-il s’en sortir cette fois? Bien sûr, il était le chef des opérations magiques, mais en quoi cela pouvait-il lui sauver la mise, encore ? Une seule question tournait et se retournait dans son esprit sans que jamais que cela ne cesse : on avait enfermé son protégé, celui à qui il avait sauvé la vie… On avait enfermé Severus Rogue ! Comment était-ce possible? Et bien, selon ce qu’on lui avait rapporté, l’idiot avait décidé de chanter sous la fenêtre d’une certaine procurromage de sa connaissance… Ann-Elizabeth Cardwell, ça vous dit quelque chose ? Et bien, pour Erik Lancaster, c'était beaucoup d'informations... Comment réussirait-il à le tirer de l maintenant qu'il s'était pavané de la sorte! À cette simplement pensé, un rire satirique lui échappa, malgré lui. Comment avait-il bien pu être aussi imbécile pour se faire prendre à un piège si bien tendu! À quoi cela avait-il servi de le ramener à la vie si ce Rogue à la bave de crapaud n’avait même pas pu tenir plus de quelques semaines avec sa nouvelle vie, nom de Merlin ! Autant oublier la question : tenez-vous vraiment à votre liberté ou pas du tout ? La réponse lui semblait pourtant bien claire ! Comment un homme qui tenait à sa vie se serait retrouvé aussi facilement derrière les barreaux ? Ressassant ces sombres songes, le vampire ancestral leva finalement la tête. On lui avait rapporté, ce matin même, que ce satané mage noir se trouvait, à cet instant même, dans les cachots qui servaient pour les procès du Ministère de la Magie… Là, juste sous ses pieds, se cachait la carcasse survivante de l’ancien professeur de potions. Peut-être était-il blessé ? Au seuil de l’autre monde à nouveau ? Encore pire… Peut-être ne survivrait-il pas à son nouveau procès ? Oh, il divaguait, c’était certain ! Severus Rogue avait obtenu un procès… Bon, il devait l’avouer : procès non équitable, mais un procès tout de même… Malheureusement, à ce train-là, il ne survivrait pas bien longtemps à travers ce tourbillon d’évènements et de tourmentes...
D’un coup sec, le Prince londonien sauta sur ses pieds. Il deviendrait fou s’il restait assis là plus longtemps, il le savait… Non, maintenant, il n’avait plus le temps de réfléchir à ce qu’il ferait où s’apprêterait à faire. D’un pas décidé, laissant le vide reprendre sa place dans la pièce qu’il habitait quelques instants auparavant, il franchit le seuil de la porte qui le qséparait du labyrinthe de bureaux. Ce dernier, il le savait depuis longtemps, le mènerait bientôt à l’ascenseur principale… Maintenant, il n’y avait plus grand doute à y avoir; il se dirigerait, coûte que coûte, vers la cellule où reposait Severus Rogue, l’homme qui, à son insu, avait été ramener à la vie par un ancien ami de Dumbledor, mais encore pire… À celui qui avait donné toutes les armes ou presque à l’arrogant mage noir qui osait se faire appeler «Le Prince des Ténèbres». Comment décrire la raison de cette «bonne action» ? Erik n'aurait pu l'identifier correctement... Racheter une vie, peut-être ? Non, c'était bien plus compliqué que ça...
Les pas rapides, la stature droite, le regard fixe et la posture imposante, Erik avançait parmi cette fourmilière grouillante d’activité. Il savait où se rendre, mais arriverait-il à temps ?... En tous cas, il devait parler à ce Rogue. Il devait s’informer de sa vie, de sa santé… Il espérait que ses efforts n’avaient pas été vains lors de la résurrection de ce sorcier… Mais en valait-il la peine ? Pas plus que autre, ou peut-être un peu plus à ses yeux. Albus avait toujours eu du respect pour l’ancien vert et argent, peut-être était-ce ce qui avait influencé sa décision lorsqu’il avait découvert le corps meurtri et si désolant de ce pauvre Serpentard… Le nez en l’air, Erik passa bien des portes et des étages avant de se retrouver dans le cachot où des hommes de son service le saluèrent… Comme de raison, il les congédia. Pas besoin d’être entouré de ses seconds, non? Il attendit donc que toute la bande disparaisse avant de poursuivre son avancée dans le couloir sombre qui le conduisait à chaque cellule. De là, il pouvait entendre les moindres sons qui provenaient de toutes les pièces adjacentes. Ses oreilles tendues, une voix lui parvint alors… Oh cette voix… Il la connaissait bien, il la connaissait trop… Ebène Graymes ? Elle avait ainsi donc réussi à se faufiler dans la prison jusque dans la geôle du Rogue ? Maligne, cette petite lionne, maligne.
Intuitivement, le vieux Ventrue s’arrêta net. Il écoutait pertinemment la conversation qui se passait à ses côtés… Depuis déjà un moment, il savait qu’Ebène et Ephemera étaient directement liés… Mais ce qu’il apprit par la suite lui décrocha un léger intérêt… Ainsi donc, ce fameux survivant était une connaissance commune à ces deux personnages… Ou peut-être plus ? Pour dire la vérité, il n’en savait que trop rien, mais le doute se mêlait à ses hypothèses. Ainsi donc, comme bien des gens, elle avait cru qu’il était mort… Toute cette histoire réussit à lui dessiner l’ombre d’un sourire. Elle qui touchait à ses Lauriers était-elle réellement ce qu’il croyait ? Ephemera lui avait jadis parlé de ce jeune sorcier plein de talent… Ce jeune sorcier qui accompagna sa jeune apprentie et lui-même durant maints printemps… Cet homme pouvait-il être cet être, tout à la fois ? Peut-être, qui sait. En tous cas, il se plaisait bien d'entendre ce petit discours... Oh, bien sûr Severus et ses remarques manquèrent le faire bouffer de rire, s'il en aurait été encore capable, néanmoins, il ne pouvait passer l'éponge sur le souvenir de ce misérable sorcier à la faiblesse troublante qui maudissait son nom... Que c'était lamentable...
À nouveau, Erik fit quelques pas. Depuis qu’il avait pénétré la section, il n’avait pas encore levé les yeux… Jusqu’à ce moment précis. La scène qui s’offrait à lui, lui serra le cœur. C’était…pitoyable… ou très sentimental ? En tous les cas, le vampire qu’était Erik Lancaster sentit son cœur ne faire qu’un tour. Reprendre son sang froid fût alors sa seule mission face à une telle vision. De la prison sans barreau qui constituait la chambrette des prisonniers se trouvait deux êtres. L’un était un homme amaigri et grossièrement dessiné, l’autre, une jeune femme aux longs cheveux noirs et à la peau laiteuse et pâle… Cette jeune femme, c’était Ebène Graymes. Ainsi donc, son oreille ne l’avait pas trompé... D'ailleurs, l'ouïe infaillible du Prince avait encore frappé pour ce qui était de Severus. Comment aurait-il bien pu l’oublier. Et ce lugubre personnage qui observait curieusement ce portrait, sans un sourire, sans une émotion. Pourtant, ce fût bientôt la patience de ce bon vieux Lancaster qui prit le bord, aurait-il pu rester plus longtemps devant ce moment à l'eau de rose au-delà du romancé ?
Devait-il briser ce moment aussi attendrissant ? Certes, il le devait un jour ou l’autre… Mais, contre toute attente, une nouvelle résolution traversa l’esprit du vampire… Et si… Et s’il réussirait à le faire s’échapper…S'échapper de la sentence qui l'attendait, telle un condamné devant l'échafaud. Non pas seulement pour lui, mais aussi pour une employée qui semblait si… Attaché à cet homme…Devenait-il un peu trop sentimental à son tour ? Est-ce que ce ravissant tableau lui montait à la tête ? Pfff, Balivernes ! Vivement, il se ravisa. Son instinct ironique reprit le dessus, contre toute attente, mais surtout selon ses habitudes. Sans donner le moindre signe de sa présence, Erik franchit le seuil du sort qui avait été jeté à l'intérieur cette prison de verre, mais tout en restant dans les ténèbres les plus profonds de la pièce : pas question de se révéler, hein ! Il laissa tomber quelques secondes encore avant de lancer sur un ton sombre teinté d’un cynisme presque blessant. - Tiens, tiens, tiens, qu’avons-nous là ? Je dois avouer que j’en suis presque touché… Le «canidé» marqua une petite pause, laisssant reposer l'émotion avant d'abaisser la tête, faisant reluire ses granhds yeux félins, avant de poursuivre avec une certitude et une grande autorité.Miss Graymes, serais-je trop vous demandé de laisser respirer ce prisonnier, je vous prie… Moi et Mr Rogue avons à parler, si vous le permettez... À moins que votre présence soit un prérequis essentiel ? Sa voix résonnante s’éteignit sur ses propres pas qui avançaient gracieusement un peu plus près de la scène, toujours aussi silencieusement. Que serait leur impression ? Oh, bien entendu, il y aurait bien des possibilités, mais s’y soumettre serait bien trop ennuyant… Vous comprendrez bien sûr qu’Erik avait bien des plans derrière la tête à cet instant, et peu lui important la suite des évènements, bon ou mauvais. D’ailleurs, patientant contre la suite de interpellation, son regard ombrageux se porta sur la jeune Auror, toujours aussi intensément qu’à son habituelle manie… Lui trouver ne signification ? Tout ça était bien impossible, je le crains… Le calme avant la tempête ? Le calme me plat, peut-être ? C'est ce qu'il s'apprêtait à découvrir avec une certaine impatience. |
|  | | Severus Rogue ~Sorcier~

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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Sam 30 Aoû - 22:48 | |
| Eby pleurait. Elle pleurait... et à cause de lui qui plus est. Lui qui n'aimait pas la voir pleurer et encore moins la faire pleurer... Et tout ça à cause d'une petite phrase. Une toute petite phrase... Des larmes qui coulaient sur son visage, le baignant d'une eau salée, amèrement salée... comme s'il pleurait lui-même. Mais non, il ne pleurait pas. Pas extérieurement du moins... Son coeur saignait certes, mais aucune larme ne s'échappa de ses yeux à lui.
Mais outre la peine, autre chose animait Ebène, constata-t-il alors, qu'elle lui tenait fermement le visage, afin de planter ses orbes noires dans ses propres orbes noires. La colère... Ouch... Eby était en colère. Tous aux abris! Enfin surtout lui... Et il avait comme l'intuition qu'elle allait lui ressortir le même refrain que quand il était ressorti d’Azkaban et qu’il se laissait aller. Ebène en avait eu tellement assez de le voir aller à la dérive, alternant, ou combinant, drogues en tout genre, qu’elle l’avait sévèrement tancé et l’avait obligé à regarder dans le miroir l’épave qu’il était devenue.
Le choc… Oui, un véritable choc. Et le petit discours de la Miss avec les mesures drastiques qu’elle lui avait quasiment imposées (quasiment, parce qu’au final il était plutôt consentent pour les suivre) avait eu son impact. Après une dure cure de désintoxication (près d’une semaine à trembler comme une feuille sous l’effet de manque !), il avait alors décidé (Ebène et Ephemera derrière lui) à se reprendre en main. Et là, il sentait ce triste épisode à deux doigts de se reproduire. Non, non et non. Il devait se ressaisir…
Mais c’était si dur. Si difficile… Si… lâche lui ? Hum… Oui, on dirait bien que oui. Lui qui s’était targué de ne pas être un lâche quand Potter lui avait craché ces mots si âpres, voilà qu’il se retrouvait incapable de prouver le contraire. Lâche… Faible… Egoïste… Et aucune force pour lutter contre cette faiblesse. L’envie de mourir, d’en finir, là, maintenant, était si forte elle…
Elle disait l’aimer. Mais l’aimer ne serait-ce pas le laisser partir justement ? Oui, lui aussi l’aimait. Mais l’aimer ne serait-ce pas lutter contre cette envie de tomber sous la faux de la Mort, justement ? Arg… Quel dilemme. Dur dilemme, auquel il ne trouvait aucune réponse.
Il en était là de ses préoccupations cornéliennes, quand une voix, grave, profonde, les interrompit en plein mini mélodrame familiale. Une voix cynique, sombre… blessante… percutante… Une voix qu’il avait de suite envie de haïr. Sans de raison valable d’ailleurs… Une allure féline, cachée dans l’ombre, une aura prédatrice… une aura qu’il ne savait s’il l’appréciait ou s’il la redoutait… les deux à la fois peut-être.
Et ce qui lui déplaisait plus que tout, c’est cette attitude familière, aussi bien envers Ebène qu’envers lui-même… L’homme, parce que c’était un homme, à n’en pas douter, semblait bien le connaître, mais pas lui. Et comment se permettait-il d’entrer ainsi dans sa cellule ? SA cellule… Une cellule censée être bien gardée, par des aurors professionnels, censés ne laisser entrer personne, n’est-ce pas ? ET c’est alors qu’il comprit. Cette aura, cette prestance, cette assurance d’agir dans son bon droit, cette nonchalance dans les prisons mêmes du Ministère… Tout ceci ne pouvait appartenir qu’à quelques personnes… Un haut fonctionnaire….
Pour ne pas paraître plus étonné que cela quant au comportement quelque peu… gryffondorien… de la jeune miss Graymes, c’est qu’il devait assez bien la connaître. Le Miss Graymes dénotait toutefois une certaine autorité sur elle. Donc pas un simple collègue… Son patron. Cet homme n’était autre que le chef des Aurors…
Devait-il être flatté que le chef des Aurors daigne lui rendre visite en personne ? Ou devait-il s’en inquiéter ? Qu’importe. Pour l’heure, une seule chose revenait à l’esprit du sombre serpentard…. Cet homme n’en était pas vraiment un en fait. C’était un vampire… Et qui sait ce qu’un vampire pouvait bien faire à une jeune femme si magnifique qu’Ebène ?
Severus prit alors délicatement les poignets d’Ebène pour lui faire lacher prise, et l’écarta doucement de lui. Puis, par gestes lents, très lents même, comme s’il semblait en calculer chacun d’eux, plus pour ne pas tomber lamentablement au sol qu’autre chose, il se redressa, puis se leva… Puisant dans il ne savait quelle force qui l’habitait encore, pour lutter contre le vertige qui le submergeait et rester debout. Il s’avança lentement vers l’homme, et s’arrêtant devant lui, plongeant ses prunelles de jais scrutatives dans les sombres iris de son vis-à-vis.- Mister… Lancaster, je présume, fit-il alors d’une voix glaciale. Une voix qui ne présageait rien de bon. - Chef… des aurors… et donc patron de Ebène Graymes, n’est-ce pas ?Calme, serein… du moins en apparence. Intérieurement, son cœur battait à tout rompre par l’effort, à la fois pour tenir debout et digne et pour ne rien laisser transparaître de la sourde colère qui l’agitait.- Vampire de son état… Votre café du matin est-il teinté de sang ? J’espère du moins qu’il ne l’est pas de celui de Graymes… Une voix sombre. Teintée de reproches, et de promesses aussi. Promesses de lentes et douloureuses tortures en cas de réponse positive à cette question rhétorique. Et en matière de tortures, il savait se montrer doué et savamment inventif. Même vis-à-vis d’un vampire, et d’une créature si puissante que celle qui le regardait présentement, s’il le fallait. Un brin possessif, oui, et surtout un brin surprotecteur aussi… Son côté Gryffondor réfreiné aurait dit un certain Directeur… Mais c'était plus fort que lui. Quand il avait vu ce regard posé sur sa frangine, un étrange regard, comme teinté d'envie, il avait eu un sombre pressentiment. Pressentiment qu'il y avait plus qu'il n'y paraissait entre Eby et ce Lancaster.- Mieux vaut ne pas sous-estimer les pauvres mortels que nous sommes, en tout cas… my Mister… Nous pourrions bien vous surprendre… si vous vous avisiez de vous attaquez à ce qui pourrait nous être cher…Se disant, il se rapprocha d’un autre pas, le visage de son interlocuteur, et ses yeux, apparaissant alors clairement, enfin illuminé par un rais de lumière. Ces yeux ! Par Merlin, ces yeux… réalisa alors Severus, comme stupefixé… Ces yeux ! C’était… C’était les mêmes que… que… son… Par Merlin ! Lui ?! Mais… comment ? Pourquoi ? Tant de questions se bousculaient en lui soudain… - Vous, souffla-t-il alors, sur un tout autre ton que précédemment. Toute menace s’était envolée, laissant place à la surprise. Pas forcément bonne d’ailleurs…- Vous, répéta-t-il incrédule, alors qu’il blanchissait à vue d’œil, perdant le peu de couleurs que la douce chaleur de la couverture avait pu lui faire regagner. Vous !Une douleur violente lui crispa alors le cœur, tandis qu’il sentait les battements de celui-ci dangereusement chavirer, se désordonner… pour une cause inexpliqué. Arf… Mal… Son cœur… Mal… De l’air… De… de l’aide…
Et il chancela, une main crispée sur son cœur, l’autre sur le col de Lancaster, alors qu’il glissait lentement à terre… Incapable de lutter contre cette nouvelle douleur… Intense, violente, son cœur le lachait, en traitre, lache qu’il était. Et il sombra… perdant toute notion de ce qui l’entourait. Signature créée par Ebène GraymesPrince de Sang-Mêlé - Présumé mort |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Dim 31 Aoû - 10:54 | |
| Eby le regardait intensément, prise avec sa colère quasi incontrolable. Il lui faisait pitié, là... avec ses airs de loque humaine, piteux, perdu, on aurait vraiment dit un pauvre chiot battu et totalement largué dans ce monde de brutes... et surtout, il avait l'air désespéré... ce qui la peinait encore plus. La dernière fois qu'il lui avait fait une déprime du genre, c'était dix-sept ans auparavant, et ça, elle s'en souviendrait au moins jusqu'à sa mort, si pas au-delà...
Non mais il y avait tout de même de quoi traumatiser à vie (si pas pour plus longtemps encore) une gamine de onze ou douze ans! Imaginez un Severus Rogue pénétrant dans la place avec l'air hagard, totalement paumé, malheureux comme jamais encore dans sa courte, très courte vie, pour ne pas dire qu'il était déjà enfoncé jusqu'au cou dans la déprime, et qu'après être revenu à Leicester, au lieu de s'améliorer grâce aux soins et attentions constants dont il était objet, il s'était encore plus laissé tomber... sombrant sans se retenir dans une détresse dont il s'avérait bien malaisé de le sortir, vu qu'il passait ses journées tout seul, enfermé dans sa chambre, à fumer, boire et se droguer comme un junkie. Si pas pire... Et le soir quand elle forçait la porte ou passait par un passage dissimulé, elle le retrouvait couché sur le plancher, dans les vapes, et se retrouvait obligée de le nourrir à la becquée et de force (faut pas croire qu'il était encore assez out pour se laisser faire) la plupart du temps... Autrement dit la vie est belle, Severus est couché sur le plancher en proie à une déprime colossale, et elle elle s'efforçait à ne pas le baffer ou l'engueuler; et allait ensuite pleurer dans sa chambre, Ephemera venant à chaque fois tenter de la consoler, mais lui-même était très attristé de l'attitude de leur petit protégé... du coup ses paroles réconfortantes sonnaient relativement faux.
Ce style d'arrangement avait tenu pendant.... heu.... trois semaines? Quatre? Oui, environ quatre... jusqu'à ce qu'elle n'ait plus pu se maîtriser. A ce moment là, elle avait tellement explosé les plombs que tout Leicester avait dû l'entendre, et ce peut-être même jusqu'à Londres tellement sa voix avait porté fort. Elle s'était penchée sur lui, s'était assise sur lui d'ailleurs, avait chopé la tête de Severus sans la moindre délicatesse entre ses deux petites mains blanches, le maintenant par terre à l'aide d'un sort d'entrave ou deux (soyons prudents!). Puis elle lui avait gueulé dessus comme jamais encore elle ne l'avait fait, le traîtant de tous les noms d'oiseaux (aussi bien sorciers que moldus) que son répertoire déjà vaste contenait, lui lançant ensuite des tas d'injures en hongrois, le secouant comme un prunier par la même occasion, et cassant toutes les fioles de potions et autres drogues sur le plancher, broyant les cigarettes de plusieurs sorts bien sentis, brisant les bouteilles d'alcool en les tapant au sol avec fracas; dans une colère tellement noire qu'à côté de ça, le Dark Lord devait ressembler à un petit agneau bien inoffensif... Et même, sa magie s'échappait d'elle à nouveau de manière incontrôlable, comme quand elle avait quatre ans et qu'elle avait repoussé son père avec tant de violence que Jonathan s'était écrasé contre le mur d'en face.
Là, donc, ça avait été mille fois pire. La chambre avait failli voler en éclats, en tout cas... Elle avait ensuite levé le maléfice et poussé ce Severus loqueteux et au cerveau totalement brumeux jusqu'au miroir de la penderie, contre lequel elle l'avait à nouveau immobilisé, le forçant ainsi à regarder son reflet... le reflet de quelqu'un de tellement misérable qu'il avait dû en être totalement retourné, le pauvre. Il paraissait tellement loin de lui-même dans ces instants: le teint cireux, la bouche pâteuse, les yeux châssieux, les paupières tombantes, son haleine empestait l'alcool, son corps affaibli était si maigre, il avait tellement l'air d'un clochard... Et lorsqu'il s'était vu, elle avait cru voir un autre éclair briller dans ses yeux, celui de la surprise, rapidement suivi par celui de la honte, et de la détermination à se sortir là. Finalement, elle et Ephemera étaient restés chaque heure de la journée (à tour de rôle) au chevet de Severus, l'empêchant de retomber dans la dépendance par la méthode forte: cookies à la place des cigarettes (et deux cigarettes par jour au max), thé ou eau à la place de l'alcool, et potions calmant les tremblements teribles dûs au manque pour rempalcer les drogues. En compensation, il était entouré et aimé comme jamais probablement il ne l'avait été, recevait des pâtisseries et des câlins à la pelle, bref, il se faisait littéralement chouchouter... Ce qui se voyait d'ailleurs puisqu'il recommençait à prendre le dessus, lentement mais sûrement. Ses yeux étaient moins injectés de sang, son teint plus blanc et moins jaune, son corps moins décharné puisqu'il commençait à se remplumer, il était de moins en moins accro (il avait réussi, en deux mois, à abandonner les drogues de sa création; n'étant plus que sur l'alcool (mais déjà moins) et la cigarette, ce qui inquiétait grandement tout le monde puisque Severus risquait de s'abîmer les poumons) à toutes les saloperies qu'il ingurgitait, bref il allait déjà beaucoup mieux... Au physique du moins. Pour le moral, c'était autre chose puisqu'il avait tout de même tenté de se suicider peu après, au alentours de la fin juin, début juillet...
Oui, même après dix-sept ans écoulés, elle se souvenait encore des détails les plus minimes de cette journée là en particulier, et de cet épisode là en général. Elle n'avait, il faut bien le dire, aucune envie de voir ce genre de passe se reproduire. Une fois suffisait pour un bail! Elle se retrouvait donc à prier Merlin et Morgane pour que jamais ce genre de scène se reproduise entre elle et Severus. Trop de mauvais souvenirs... *Si seulement il pouvait ne pas retomber dans une apathie comme celle-là*, songeait la jeune femme en regardant le visage de Severus à travers ses larmes amères.
Et elle voyait qu'il souffrait de cette crainte, lui aussi, qu'il avait peur de retomber dans la même sorte de dépression que la dernière fois notable, pire, qu'il ne voulait pas y retomber, mais qu'il avait un mal de chien à lutter contre tout ça. Toutes ces envies de se laisser aller, de laisser tomber, d'aabndonner la lutte, de se relâcher totalement, de cesser de lutter pour se laisser envahir par la torpeur d'une bonne vieille stupeur alcoolique, ou d'un bon trip avec n'importe quelle drogue, de son invention ou déjà existante, au choix. Après tout l'une ou l'autre avaient les mêmes effets, en gros, non? Mais cette fois-ci, la tentation avait affaire à forte partie... puisque Severus semblait parfaitement capable de lui résister pendant encore un long moment. Surtout s'il était soutenu et par sa soeur, et par son maître de magie, et par ses mauvais souvenirs, lesquelles ayant d'ailleurs le plus fort impact possible sur ses envies.Elle en était là de ses considérations si hautement philosophiques et constructives (tu parles!), les larmes coulant encore de ses yeux si noirs et tombant sur les joues creuses de Severus Rogue, lorsqu'une voix très familière la fit légèrement sursauter. Lancaster. Eeeet m*rde... Evidemment, lorsqu'il était plus que souhaitable qu'il soit à l'autre bout de la terre avec je ne sais trop quelle mission, il fallait obligatoirement qu'il soit présent ici... Là où sa présence est plus que malvenue. Et le connaissant (car oui, en quelques six mois elle avait appris à le connaître), il s'arrangeait toujours pour tomber pile au moment critique. Le salaud. Même si elle adorait son patron, et surtout sa maîtrise de la Magie ainsi que sa gentillesse toute cachée, par moments elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il devrait peut-être montrer un peu plus de respect face aux réactions humaines plus... intimistes, comme celle ci par exemple...
Elle aurait bien voulu se retourner et lui répliquer en pleine face, mais elle sentit deux mains aux doigts fins et osseux s'emparer de ses poignets et les écarter doucement de la face de Severus pour mieux pouvoir se redresser. Par petits gestes très lents, précautionneux. Plusieurs fois elle fut tentée de l'attraper entre ses bras et de le remettre au lit de force, ou même seulement de le ceinturer pour le soutenir, mais d'un regard noir, il l'en dissuada totalement. Oh, et puis zut... S'il voulait se casser la figure, elle resterait derrière pour le rattraper. Elle connaissait assez sa fierté mal placée pour pouvoir dire avec certitude qu'il aurait véritablement détesté, voir haï, se retrouvé porté devant un type aussi haut placé que le patron de sa soeur. Ce qui au final était compréhensible, non? Bon, en tout cas, elle, elle comprenait. Et dasn ce genre de cas là, autant éviter une colère de Severus. Elle se contenta donc de se glisser derrrière lui, bras tendus presque, s'apprêtant à le rattraper au moindre signe de faiblesse. Car s'il avait la bonne idée de tomber dans ses bras, ou pire, de défaillir, il ne fallait pas espérer qu'elle le laisse se redresser avant un bail! Non mais fallait pas trop rêver, hein! Elle était peut être un peu trop vite inquiète concernant Severus, mais avouez qu'il y avait de quoi, après l'avoir vu tomber malade à des tas de reprises sous ses yeux!Bonsoir, Lancaster...Son ton, pour ne pas changer de celui que son frère venait d'employer, était glacial. Terriblement glacial, du style à vous faire frissonner un iceberg... Mais l'effet était voulu ainsi. Pas une promesse de haine ou autre chose, juste un peu de rancune quant au fait qu'il ait interrompu de manière si inopinée leur petite séance affective... Peut-être n'était-ce pas mérité, peut-être l'était-ce, elle s'en fichait pour l'instant. Tout ce qui comptait pour elle, c'était le corps de Severus encore tremblotant... lui donnant par la même occasion des centaines et des centaines d'occasion de se faire encore plus de souçi qu'avant, ce qui n'était pas peu dire d'ailleurs. Aussi, en saluant son patron, ne l'avait-elle pas regardé droit dans les yeux comme à l'habitude. Mais que ce vampire de malheur n'aille pas se faire des illusions! Elle ne se soumettrait jamais à son autorité, c'était contraire à ses principes. Elle avait fait le désespoir de Scrimgeour, celui de Kingsley (mais ces deux là n'étaient pas désespérés par ses capacités, heureusement!), et elle comptait bien faire celui de Lancaster, foi de Graymes!
Toutefois, elle ne put que ressentir une bouffée de rage lorsque Severus se mit à dénigrer le vampire qui ne lui avait (euh... à sa connaissance du moins) encore rien fait. Bon OK, il soupçonnait qu'elle ait été mordue par lui, ce qui en réalité était le cas depuis le retour de Lancaster au pays. C'était une méthode à elle (et à lui aussi) pour oublier, surtout... et puis ça n'était pas si désagréable que ça au final... c'était même aphrodisiaque, à sa grande honte... mais elle s'en fichait un peu jusqu'à présent. Bref. Elle allait tout de même faire une petite réprimande, juste pour le fun (quoique elle en pensait tout de même une certaine grande partie).Severus! Tu devrais te montrer plus reconnaissant que cela! Sans lui tu croupirais au fond d'un cachot du dixième sous-sol!Si du moins elle s'était attendue à ça! Severus venait d'avancer d'un pas... et de reconnaître en Lancaster quelqu'un. Maintenant, qui? Il n'avait dit que "vous", par trois fois. Cela n'éclairait pas grand chose n'est-ce pas? Ca voulait juste dire qu'il connaissait Lancaster... mais pas de nom, de vue seulement. Comment Diable était-ce possible vu que ces dernières années, le commandant des Aurors était en mission de par le mondre, mission à laquelle elle avait aussi participer mine de rien, puisqu'elle avait été envoyée en Hongrie et en Roumanie pour éliminer des vampires, elle aussi. Mais alors... soit il l'aurait vu dans sa petite enfance, ou du moins avant ses vingt ans (ce qui en revenait quasiment au même non? Comment se souvenir de quelqu'un avec autant de surprise alors qu'on ne l'a plus vu depuis vingt ou trente ans?), soit c'était plus récent... Quoi qu'il en soit, elle avait affiché un air surpris (et non feint) lorsqu'il avait reculé... et chancelé. Mais elle avait laissé faillir sa surveillance attentive de Severus lorsque celui-ci la'vait si bien prise par surprise, c'était le cas de le dire d'ailleurs.
Une seconde d'inattention de trop. Il s'était figé, une main crispée au niveau du coeur, le teint plus que blanc, perdant le peu de couleur que la chaleur et la fièvre lui avaient permis de retrouver. Une seconde de trop, Ebene. Il gardait sa main droite agrippée au col de Lancaster, auquel il avait dû s'en prendre un petit peu... la main gauche crispée sur le coeur. Un gémissement. Puis il était tombé au sol, glissant doucement. Enfin presque... Elle l'avait rattrapé entre ses bras, sortant de sa maudite torpeur. Puis elle l'avait couché sur le sol, lui avait légèrement tapoté la joue, pensant, ou plutôt espérant qu'il n'était qu'évanoui. Quelle idiote... Elle ne le voyait pas respirer, ne sentait pas le moindre souffle s'échapper de ses lèvres à peine entr'ouvertes. Arrêt respiratoire... Sa main se porta fébrilement au niveau de la carotide, cherchant un pouls. Il n'y en avait pas.Severus!Elle n'avait pu retenir le cri... pourtant il était...... mort? Non... il... il n'était jamais trop tard n'est-ce pas? Elle tâtonna dans la poche de son manteau, à la recherche de sa baguette. La trouva. Quatre secondes trente. Allez... plus vite! Elle ne savait que trop bien qu'un manque d'oxygénation pouvait amener de graves dommages au cerveau. Allez, grouille! Elle pointa sa baguette sur le coeur de Severus, marmonna une formule magique qui n'eut que peu d'effet: trois battements de coeur... trois petits, misérables battements de coeur... Et il ne respirait toujours pas... Sans hésiter, elle glissa ses lèvres jusqu'à la bouche de Severus, tenta de le faire respirer... à quoi bon?... Non, ne pas renoncer! Encore un peu... un tout tout petit peu... La peur faisait place à la rage. Elle se releva. Pointa sa baguette sur le corps de Severus, vers le coeur, hurla de toute la force de ses poumons, ce qui n'était pas peu dire, chaque parcelle de son être aspirant à la réussite totale de ce sort si simple... Son dernier espoir. Après cela, elle pouvait être sure qu'il était totalement... mort. Rien d'autre à redire. C'était sa dernière chance, et elle allait la saisir.ENERVATUM!!!!!!!Un léger frisson secoua le corps de Severus, puis plus rien. Elle qui avait espéré un maigre, très maigre instant que son sortilège marcherait, elle s'était plantée, et bien plantée. Ses genoux se dérobèrent sous elle, elle s'effondra à son tour sur le plancher. Sauf qu'elle, par une méchante ironie du sort, respirait encore, son coeur battait encore, elle vivait encore... Alors que lui...
Les larmes se remirent à couler sur ses joues pâles, plus pâles que la mort même en ce moment, elle posa la tête contre une épaule de Severus en sanglotant, des paroles incompréhensibles s'échappant de ses lèvres serrées...
Sans se rendre compte que le coeur de son frère s'était remis à battre... [Erik: je t'en laisse un tit peu hein  ]
Dernière édition par Ebene Graymes le Dim 28 Sep - 17:22, édité 1 fois |
|  | | Erik Lancaster

Nombre de messages: 282 Emploi: Commandor, chef du département des Aurors,
Membre du Mangenmagot,
Propriétaire de l'Anarkia Jacta Est Club,
Maison: Serpentard Age: 754 ans Présentation: Fiche Etats d'Âmes: Etats d'Âme
Parchemin d'Expérience Expérience magique:
   (5700/100000) Compétences particulières: Dernier vampire de l'Europe
 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Lun 1 Sep - 17:13 | |
| La froideur… Ah douce musique, ravissante mélodie, déesse des âmes humaines, comme cette enivrante ballade l’enchantait, quoique son entourage pouvait en dire. Briser une si belle toile aurait été un sacrilège pour n’importe qui… Mais pas pour lui, cela était une évidence sans objection. En fait, pourquoi aurait-il eu un remord à rompre ce moment ? Son instinct vampire lui soufflait que ce n’était qu’une perte de temps totalement dérisoire et pourtant, une lourde plainte lui hurlait qu’avant d’être vampire, il était un homme… Un homme aux sentiments établis, un homme qui respirait, un homme qui aimait… N’importe quoi ! Ce combat intérieur se termina brusquement par une technique assez radicale qui consistait à éliminer l’ennemi par un vif coup d’épée à la base du cou… Bark, un peu morbide tout ça… Mais venue d’un mort, cette remarque pouvait-elle réellement être considérée tout comme ? En toute logique, la mordante conclusion se terminait par un absolument pas, n’est morbide que la mort elle-même, n’est-ce pas ?
Et voilà l’autre amoché qui commençait à le défier… Bien mauvaise idée pour un homme dans ce piètre état… Était-ce une fierté inconditionnelle qu’il devait rendre à ce personnage qui, de sang froid, osait le défier sans même savoir à qui il avait à faire, et là, nous ne parlons certes pas de titre honorifique, ou bien était-ce lamentable de parcourir se corps meurtrit et le voir s’affaiblir sous ses propres efforts. Le prisonnier, bien qu’Erik ne lui concédait pas ce titre, avançait vers lui, le scrutait de ses prunelles d’ébène, et pourtant, le vampire se contentait de stoïquement lui rendre ce dernier. Ses grands iris aussi purs que les terres arides des froids éternels ne pouvaient se soumettre à s’incliner devant cette détermination. Cette ambition qui, en une certaine mesure, lui accordait un certain respect.
Malheureusement, plus cette histoire se bâtissait, plus ce cher Lancaster arrivait à croire que cet impertinent n’avait aucun sens des bonnes manières… Mais surtout aucune patience à proprement parler. Pouvait-il vraiment lui en vouloir? Quoiqu’il aurait pu en dire, la réponse resterait non. Non, il ne pouvait rien lui rétorquer, non il ne pouvait pas s’obstiner sur la chose, non, il ne le ferait pas, et pour causes ! Comment pourrait-il prendre ce risque devant un homme qui avait frôlé la mort… Non, qui était mort ! Il l’écoutait le câbler de tous ses sarcasmes, et dire que l’ironie du sort leur souriait à belles dents… Que le destin est sardonique parfois…
Mais pendant tout ça, notre chef des opérations magiques ne broncha pas. Il savait pertinemment que sous ses airs platoniques et impassibles, son cœur battait à tout rompre de cette fureur qui animait tant les hommes. Pas besoin de le dire pour s’en rendre compte, il suffisait d’écouter. D’écouter ce cœur qui battait à la chamade, ce sang qui pompait sans cesse, ce souffle qui se contenait… Tous ces petits détails le tenaillaient intensément, lui évitant bien des réprimandes de la part de ce bougre survivant. Heureusement pour Severus, Erik n’était pas à sang chaud (ni à sang froid puisqu’il n’en avait simplement pas…), il pointa son regard vivement dans le sien avant de laisser entrevoir ses canines d’une blancheur exquise et un sourire presque trop terrifiant pour être sincère. Il ne l’avait pas froissé, bien au contraire… Lancaster trouvait plutôt amusant et digne cette façon compulsive de devoir protéger sa jeune sœur… Jeune sœur qui reçut, une seconde fois un coup d’œil de la part de son patron… Mais ce coup d’œil, de quoi avait-il l’air ? Il n’était pas agressif, non, ni même ironique ou encore hostile. Il y avait, dans la brillante malice qui y régnait sans répit, une étincelle d’envie… Lancaster ? Envier quelqu’un ? Se devait être une mauvaise blague, non ? D’ailleurs, parlant d’Ebène, pour son lus grand contentement, Erik fut en proie à la défense de la jeune auror. Était-ce un symbole de fraternalisme, d’amitié ou simplement de justice ?... Il doutait de ces trois options pour qui, selon notre vieux paquet d’os, n’avait peut-être aucune raison d’être. Toutefois, il veilla, bien évidemment, à remercier la jeune femme d’un signe distinctif de tête. Humblement, il traça ensuite sur ses lèvres quelques mots presque inaudibles :- Merci, Ebène… Il n’y avait aucune honte à se voir protéger de cette manière, vous ne croyez pas ? Et quel être digne de ce nom pourrait-il refuser une aide aussi précieuse en ce moment de chambardement aussi impétueux.
En tout cas, Erik revint rapidement à son interlocuteur, et pour la première fois depuis le début de cette méprisable conversation, il s’était décidé à répondre d’une façon très posée et doucereuse, sans la moindre agressivité. Ce faire accuser de tous les noms, il en était habitué grâce à son merveilleux titre vampirique, alors pourquoi chercher plus loin ? De plus, Ebène avait déjà pris son partie son partie à une reprise, cela lui semblait bien assez. Si elle avait entré glorieusement en scène, maintenant, c’était à son tour de se montrer à la hauteur face au mépris que lui dévouai Severus. - Mister Rogue, je vous en prie, restez calme. Votre état ne vous permet pas de telle saute d’humeur. Et alors, même sans bouger, il soupira. Comme si cette histoire pouvait les mener quelque part ! Enfin, il suffisait de converser aimablement avec toute la tenue dont ils disposaient… Malencontreusement, il doutait fort qu’il puisse être le seul à faire preuve de cette rationalité face à l’homme en noir. - Pour votre gouverne et pour vous rassurer, votre sœur ne me sert pas d’amuse-gueule, si c’est vraiment ce que vous tenez à savoir… Mais pensez-y, je vous en conjure, Severus. Si vous êtes un homme, je l’ai été, moi aussi. Alors, je vous le demande, pourquoi m’amuserais-je à sous-estimer ces mortels qui, contrairement à ce que vous pouvez croire, pourrait être ma seule source d’humanité et de faiblesse. Se dévoiler au premier venu ? Aucunement, mais il tenait à faire réfléchir cet homme qui semblait tant le dédaigner. À croire que si l’occasion lui était offerte, peut-être lui aurait-il craché à la figure ? Mais soyons patient, peut-être le temps lui serait utile. Le frère de Graymes ne le reconnaissait pas, pour, malgré ce qu’il en dirait, son plus grand plaisir… À quelque part, il n’aurait peut-être pas apprécier recevoir les blâmes ou encore les honneurs de celui qu’il avait ramené, contre son gré, semblait-il, à la vie. Mais là, ce moment fatidique, ce moment tant redouté, arriva… D’un pas en avant, Severus Rogue venait enfin de découvrir à qui il avait à faire. Sans nul ombre d’un doute, le survivant fut totalement éberlué, surpris, effrayé… L’homme qu’il venait de défier, l’homme qui se tenait devant lui n’était nul autre que… son sauveur ? Plusieurs n’y aurait cru que dalle, mais Severus, lui, non. Il réalisait, Erik pouvait le voir. De toute façon, il suffisait de l’entendre répéter en boucle le vous qui pendait à ses lèvres. Devrait-il se risquer à lui répondre ? En tout cas, Erik le fit, comme toujours, avec une certaine ironie, mais, contre toute attente, avec un certain soulagement. - Qui d’autre, Severus, qui d’autre…Mais s’il se serait attendu à ça, cependant… Il aurait dû s’en douter. Severus était trop faible pur recevoir un tel choc.. Trop faible pour avoir la force de s contrôler convenablement. Main sur le cœur, l’autre à son col, Erik ne tenta pas de s’en déprendre, bien au contraire. Il réussit même, avec une certaine habileté, à ralentir la chute n empoignant le bras qu’il portait à sa chemise… Et ce fût à ce moment là qu’il découvrit une autre petite Lady qui tentait de l’aider. Sans s’en rendre compte, Ebène, éternelle mère poule qu’elle était, veillait précautionneusement sur son frère depuis qu’il avait échappé à son emprise. Prudemment, elle avait glissé un bras derrière lui, attendant la moindre faille pour intervenir. Charmante petite pantine, va ! Dans tous les cas, sans Ebène, Erik aurait bien eu du mal, il le craignait fort. Doucement, il l’avait vu allonger le corps inactif de Severus… Bon sang, mais qu’est-ce qu’il avait !
De toute évidence, il n’était pas le seul à sentir la nervosité s’infiltré dans son sang froid. L’apprentie d’Ephemera en perdait ses sens ! Malheureusement, il n’y avait aucune cure pour ça, cette fois. Il la voyait, totalement impuissante face au malheur des hommes, de l’homme qu’elle aimait, de son frère. Lui, soumis à la triste vie des hommes, ne pouvait intervenir entre la demoiselle et son protégée… Il aurait bien aimé la consoler, la ramener à elle, cependant… Il n’y pouvait rien…Pour on plus grand malheur et celui de sa pauvre Ebène. Malgré lui, il espérait… il tentait d’espérer que la médicomagie que possédait sa employée fonctionne… Par pitié, je vous implore, Merlin ! Même si son cœur ne battait plus depuis des lunes, il sentait la tension, il ressentait l’angoisse à nouveau….Faites qu’il ne meure pas, je vous en prie !!! Et soudainement, tout retomba… Amère ambiance qui les entourait !
Erik, lui, n’en revenait pas… Pourquoi… Non, ce n’était pas possible… Severus ne pouvait pas… Non... Il ne pouvait pas, s’était impossible, IMPOSSIBLE M’ENTENDEZ-VOUS ! Le vampire, plus que dépassé par les évènements, avait alors abaissé la tête… Jusqu’à ce qu’un bruit très faible vienne lui aguicher l’oreille…Ce faible battement qui accompagnait celui de la jeune femme blottit tout contre Severus… Était-ce parce que… Par Merlin, il était en vie! Son protégé était en vie !!! Deux temps, trois mouvements avaient suffit pour le faire s’avancer vers la jeune femme et s’agenouiller près d’elle. Tout doucement, il passa une main réconfortante sur ses épaules et sa colonne vertbrale avant de s’approcher tout près de son oreille et de lui murmurer, avec une allégresse qui était étrangement inconcevable venu de la part de ce personnage :- Eby, écoutez… Il est vivant… Vous avez fait de l’excellent travail… Et tout doucement, sa main vint pendre celle de la sœur du doublement survivant, il fallait croire qu’il avait beaucoup de chance, et la déposa sur sa cage thoracique, tout près du sternum où battait, très faiblement, mais battait un cœur… Un cœur humain, bien vivant ! La joie était marqué sur le visage du centenaire sans qu’il n’ait pu s’en empêcher… Mis cette fois, il ne pouvait pas laisser Ebène là… Il devait remettre ce pauvre Severus sur le lit, et in extremis ! Un peu avec déception, il prit alors les épaules de la jeune femme pour la soulever un tantinet. Évidemment, vous comprendrez que ce geste n’était pas pour la retirer de force à son frère, c’était simplement pour qu’Erik puisse atteindre ses oreilles pour lui murmurer, à nouveau, avec une douceur qu’il employait de temps à autres :- Excusez-moi, milady… Mais je crois que notre patient a besoin d’un lit plus confortable que ce carrelage… Détendre l’atmosphère était l’objectif de cette parole. L’ambiance avait déjàété assez pesante il y avait de ça quelques minutes sans qu’il y ait quoique ce soit à ajouter, non ! C’est donc avec une patience qu’Erik attendit les ordres de cette chère Graymes qui se réjouirait, sans doute, de constater que son si cher frère était toujours en vie… D’ailleurs, en tendant un peu plus l’oreille, on constatait que le rythme reprenait une vigueur normale… Vigueur qui se partageait chez Erik…Malheureusement, était-ce une bonne idée de rester là, avec lui ? C’était bien de sa faute cette crise cardiaque, non ? Il faut croire qu’on pouvait réellement mourir de peur…[ HJ :… Alors, pas trop déçu, les mosquitos ? ^^ ] |
|  | | Ebene Graymes ~Professeur~


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 | Sujet: Re: [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... Mar 2 Sep - 0:39 | |
| Son Severus... Nooooon, avait-elle envie de hurler!! Jamais elle n'aurait pu seulement imaginer qu'un moment pareil se passerait... Et surtout pas devant ses yeux... Et pour une raison si bête... Non, c'était inimaginable! Mais pourtant... Il ne respirait pas, ne bougeait pas, elle n'entendait aucun battement de coeur... Il ne vivait plus... Il l'avait abandonnée... Elle qui quelques minutes seulement auparavant le suppliait de ne pas les laisser tomber, de ne pas tenter la moindre chose contre sa vie... Et le voilà mort de mort naturelle. Cruel, terrible, détestable Destin! Qu'avait-elle fait au ciel pour mériter ça? Elle qui venait à peine de le retrouver... Ils n'avaient passé qu'une heure ensemble, comme un souvenir de leur vie passée... Pourquoi, pourquoi? Elle qui avait tant espéré, tant prié, tant tenté de rester lucide et confiante en son destin, et que ses demandes sempiternelles et passionnées étaient exaucées, voilà que le destin lui faisait faux bond au tout dernier moment, comme s'il se ravisait... Comme s'il regrettait la faveur qu'il lui avait accordée...
Elle vivait la pire journée de sa courte vie. Pire encore que le jour où elle avait cru pourtant qu'il était mort, où elle avait cru qu'il ne reviendrait pas... où elle avait vu son sang encore frais, à demi coagulé, étalé sur le plancher dégoûtant de la Cabane Hurlante. Parce que là, elle n'avait pas vu de cadavre, c'était déjà ça de bien... Au moins elle pouvait se permettre de douter encore un peu de la véracité de la mort de son frère, au moins pouvait-elle encore s'illusionner, espérer même, qu'il n'était pas parti, qu'il était encore là, avec elle... Qu'il ne l'abandonnait pas...
Car c'était ainsi qu'elle le prenait: comme un abandon, rien d'autre. Il l'avait lâchement abandonnée, alors qu'elle le suppliait de rester, l'abandonnant dans ce monde où elle n'aurait plus aucune joie probablement... La vie serait bien fade sans lui, elle l'avait compris des années auparavant.. Alors qu'elle n'était qu'une élève détestant son professeur... Elle savait déjà, et l'expérience lui confirma cette impression, que la scolarité à Poudlard serait bien moins drôle sans Severus dans les parages... Certes, il lui servait plus vite de défouloir que d'autre chose, mais c'était si drole de le voir s'énerver... C'était tellement marrant de subir ses retenues stupides... nettoyer, nettoyer et encore nettoyer... facile, facile, n'est-ce pas? Et puis à Leicester, c'était si drôle de l'énerver... surtout quand ce n'était pas volontaire. Bon d'accord, sur le moment, c'était moins drôle, mais quand on s'en souvenait... il y avait parfois de quoi hurler de rire. SAuf que là elle n'avait vraiment pas envie de rire. Elle avait, et c'était bien compréhensible et normal, non?, envie de pleurer. De sangloter, de se noyer dans ses larmes et de partir pour l'autre monde à son tour. Sauf qu'il ne fallait pas trop se faire d'illusions à ce niveau... c'était mal barré.
En plus, elle se sentait coupable. Non, terriblement, atrocement coupable serait plus approprié. Elle aurait pu le sauver, Merlin! Elle aurait pu éviter ce désastre... S'éviter cette peine immonde... S'éviter cette perte horrible... S'éviter tout cela... Lui éviter de mourir. Ca aurait été tellement mieux... Mais malheureusement, elle n'était qu'une nullité incapable de sauver son frère... Incapable... Ce mot résonnait dans sa tête, lui donnant le tournis, s'immisciant en elle, la tourmentant. Il la tourmenterai jusqu'à la fin de ses jours. Elle était une incapable, elle n'avait même pas été fichue de soigner l'infarctus dont son frère avait été victime. Alors qu'elle aurait pu y parvenir, elle le savait... Si seulement ses émotions n'avaient pas pris le dessus sur elle, si seulement elle n'avait pas espéré qu'un sort de débutant pourrait le ramener à la vie... Elle y avait cru de toutes ses maigres forces, décuplées là par l'espoir. Maudit espoir. Maudit destin. Maudits! Tout simplement! Elle se haissait de vivre, alors que lui n'était plus... il méritait tellement plus qu'elle de vivre, de vivre libéré de Voldemort, libéré de toutes ses contraintes, sa dette de vie avec Potter enfin payée... Le monde s'annonçait plus clair pour lui, et il fallait qu'il le quitte maintenant... C'était tellement dégueulasse... Mais au final, la vie entière ne l'était-elle pas? Mais pourquoi fallait-il que cela se termine ainsi?... Si seulement il y avait une réponse... La seule qu'elle avait pour l'instant, c'était "c'est ainsi". Très peu satisfaisant. Trop vague.
Les larmes coulaient sur ses joues creuses, emportant avec elles son mascara et son eye-liner appliqués pourtant avec soin (waterproof... tu parles XD) et finissant sur le torse nu de Severus, pour bientôt former une petite mare grisâtre si elle continuait à ce train là. Et elle, celle qui pleurait sans cesse, celle qui agrippait les épaules de Severus dans un geste désespéré, celle qui caressait ses joues froides, ses cheveux noirs, celle qui s'acharnait en vain à frictionner le bras gauche de son frère de coeur (elle avait la tête contre l'épaule gauche de Severus, la droite étant fragile depuis toujours) caressa la cicatrice dûe à la Marque des Ténèbres. Deux larmes atterrirent sur la cicatrice, elle les essuya de ses doigts fins, continuant à pleurer. Elle voulait se coucher contre lui, le serrer dans ses bras, s'endormir ainsi et de préférence ne jamais se réveiller... la Mort lui semblait bien douce maintenant, et elle n'avait rien à perdre, au final... Elle avait déjà tout perdu. Et quand on est au plus bas... Hé bien on ne peut que creuser... Mais quand on a traversé la Terre de part en part à force de creuser, on se retrouve en Chine... trop cool... Bon j'arrête cette métaphore. Elle est nulle de toute façon. Bref, donc. Elle voulait vraiment crever... Mais qui l'aiderait? Personne. Ephemera la retiendrait, Lancaster refuserait de l'achever même sur sa supplique, et elle se demandait si elle était assez courageuse pour se donner la mort. En bref, elle était vraiment dans la mélasse...
Une curieuse sensation de caresse la tira de sa torpeur larmoyante, la faisant sursauter. Par Merlin! Severus serait-il encore vivant, serait-ce lui qui venait de lui caresser le dos, comme pour la réconforter? Un instant, elle s'autorisa à l'espérer secrètement, croyant qu'il allait bientôt se redresser, lui sourire, lui dire que ce n'était qu'une blague... la prendre ensuite dans ses bras et lui demander pardon, la consoler... Mais lorsque ses yeux fermés se posèrent sur le corps, elle constata avec un intense dépit que Severus était toujours inerte, n'ayant pas bougé d'un centimètre, toujours sans vie. Et la voix de Lancaster, étonnament joyeuse, qui résonne dans sa tête... qui lui dit qu'il est vivant... qu'elle a fait du bon travail... Du bon travail... depuis quand être incapable de soigner quelqu'un et de l'empêcher de mourir était-il du "bon travail"? Lancaster devait avoir lâché un câble. La vieillesse, sans doute... Lorsqu'un mot lui sauta au cerveau: vivant. Lancaster avait-il bien dit vivant? Severus était vivant? Non, non... C'était un rêve n'est-ce pas? Il est toujours mort... ne pas se faire de fausses illusions... de belles illusions... ça ne la rendrait que plus malheureuse encore. Elle releva à peine les yeux, incrédule... Que.... quoii..... dé...désolée... pas....cc...compris....., Articula la demoiselle entre deux sanglots de plus en plus violent, les yeux maintenant rivés sur Lancaster, mais ses deux mains aggripant encore furieusement le corps de Severus, et son corps è elle parcouru de tremblements si violents qu'elle était totalement incapable de dire si le coeur de Severus battait... tant le sien battait la chamade et tant ses frissons l'empêchaient de palper un pouls correctement. Lancaster dût le remarquer car il se saisit (avec quelques difficultés, certes) de la main d'Ebene pour la poser sur le thorax de Severus, lui faisant ainsi sentir les battements du coeur plus ou moins normaux maintenant... et la poitrine de Severus qui remuait tout doucement, très faiblement, mais qui remuait... Une émotion incontrôlable prit possession d'elle, la faisant trembler encore plus, serrer encore plus la main de Severus dans la sienne, pleurer encore plus, étirer ses lèvres en un large sourire, ses yeux brillants maintenant de joie... Elle se pencha sur le corps encore couché à terre de son frère inconscient. Inconscient... dire qu'elle l'avait cru mort... dire qu'elle pourrait à nouveau lui parler, le serrer dans ses bras, le chouchouter, lui témoigner toute son affection de diverses manières, lui préparer des cookies en particulier et des gâteaux en général, lui caresser les cheveux...le gâter comme le dix, en bref: se comporter à nouveau normalement avec lui. Elle s'entendit distinctement articuler:Merlin merci!Sans même s'être rendue compte de l'avoir prononcé. Trop la classe... elle divaguait, maintenant! Bon d'accord il y avait de quoi, au fond, mais c'était pas un signe rassurant concernant sa santé mentale! Déjà qu'elle n'était pas très brillante à l'ordinaire... là c'était le pompom! La voix de Lancaster la tira de ses brillantes conclusions hautement philosophiques. Et lui était d'ailleur splus terre-à-terre qu'elle, constata la demoiselle avec dépit et honte. Miiiiince! Elle aurait dû y penser avant, elle, la dîplomée en médicomagie! Le pauvre Severus allait prendre froid dans cette tenue (un pantalon et un caleçon au total), lui qui n'était déjà pas dans un état très brillant à l'arrivée. Elle laissa Lancaster commencer à l'écarter, avant de reprendre le contrôle et de se défaire gentiment de la prise de son patron pour se redresser légèrement elle-même, avant de pointer sa baguette (ou plutôt la baguette de Severus, même si elle était très semblable à la sienne) sur le corps inerte mais vivant et murmurer le sortilège d'Allègement: Leggiero. Ensuite, elle se saisit précautionneusement du corps si maigre et le porta jusqu'au lit, où elle le déposa dans le creux des couvertures, frictionnant chacun des membres engourdis, veillant à ce qu'il respire convenablement, étant sur tous les fronts à la fois d'une manière aussi extraordinaire qu'inquiétante: elle allait finir par exploser ses nerfs, si elle se maintenait dans une tension pareille! Pourtant, elle semblait encore gérer. Et ce ne fut qu'une fois Severus parfaitement réchauffé, respirant assez amplement, confortablement installé dans les coussins, la moitié des vêtements d'Ebene transformés en couvertures et en édredons, la tête posée sur un énorme oreiller et les jambes légèrement surélevées par précaution, qu'elle s'accorda un repos. Elle était maintenant en T-Shirt et pantalon, son pull, son foulard et sa cape étant maintenant à l'état de couvertures, outre celles qu'elle avait réussi à dénicher dans son bon vieux médaillons. Enene s'allongea sur le lit aux côtés de Severus, caressant doucement ses cheveux noirs maintenant propres (même si dégoûtants en apparence) et lui chuchotant des tendresses en attendant son réveil... Réveil qu'elle appréhendait mine de rien, craignant que le manque d'oxygène n'ait causé des dommages irréversibles... ou qu'il n'ait pris froid... ou qu'il ait quelque chose, tout simplement! Mais en même temps, elle se réjouissait déjà de le voir rouvrir ses yeux. Elle avait eu si peur... Nul doute que maintenant, elle passerait le restant de ses jours à le dorloter. Non mais il n'avait pas idée de lui faire une peur pareille!! |
|  | | | | [Suite du Procès de Sevy] Bien au chaud dans une cellule... | |
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